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Dati (LR): "Plus que jamais, la droite peut reconquérir Paris"

Dati (LR):
Rachida Dati lors d'une émission télévisée, le 24 janvier 2019Geoffroy VAN DER HASSELT

"Plus que jamais, la droite peut reconquérir Paris", a estimé jeudi lors d'un café-débat l'ancienne ministre et maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, qui s'est en revanche montrée sceptique à l'égard de l'opportunité d'une primaire.

"Aujourd'hui, plus que jamais, je pense que la droite peut reconquérir Paris", "la droite au sens large, avec le centre", a déclaré Mme Dati devant une centaine de personnes réunies dans un café de Ménilmontant.

"Comme élue locale, je n'ai pas de grandes annonces stratosphériques. Il y a des sujets dont les Parisiens ont besoin au quotidien: se loger, se déplacer, avoir une ville propre, être en sécurité. Si déjà on arrive à rétablir tout ça, on aura fait plus de la moitié du chemin", a-t-elle expliqué.

"Paris n'a jamais été ausi sale, n'a jamais été aussi endettée, il n'y a jamais eu autant de problèmes d'insécurité, jamais eu autant de problèmes pour se déplacer", a jugé Mme Dati, échangeant avec la salle sur diverses problématiques comme le logement, la circulation ou les personnes âgées.

L'ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, actuelle députée européenne, a effectué plusieurs débats de ce type dans des arrondissements de l'est parisien détenus par la gauche. "Gagner Paris, c'est aller partout, pas uniquement dans les arrondissements acquis à la droite" a-t-elle expliqué.

Mme Dati, qui a d'ores et déjà publiquement manifesté son intérêt pour les municipales parisiennes de 2020, s'est montrée sceptique à l'égard d'une primaire à droite prônée par la cheffe de file LR au Conseil de Paris, Florence Berthoud. "Je considère que la primaire, ça génère des frustrations, des rancoeurs, du ressentiment", a-t-elle dit.

Le maire du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq a également déclaré sa candidature. Depuis la victoire du socialiste Bertrand Delanoë en 2001, la droite a systématiquement échoué à reconquérir l'hôtel de Ville, occupé de 1977 à 1995 par Jacques Chirac, puis de 1995 à 2001 par Jean Tibéri.

"Les Parisiens veulent quelqu'un qui rassemble, qui fédère, qui a un projet, qui fasse du terain et qui se batte pour eux", a jugé Mme Dati. Et s'il y a plusieurs candidats ? "On verra à ce moment-là".

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