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Des centaines d'étudiants de Nanterre empêchés de passer leurs partiels à Arcueil

Des centaines d'étudiants de Nanterre empêchés de passer leurs partiels à Arcueil
Photo prise le 15 juin 2012 des bâtiments du Service interacadémique des examens et concours (SIEC), appelé aussi "maisons des examens" à Arcueil AFP PHOTO/JACQUES DEMARTHONPhoto prise le 15 juiJACQUES DEMARTHON
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Plusieurs centaines d'étudiants, notamment de Nanterre, attendaient vendredi matin de passer leurs partiels à la maison des examens d'Arcueil (Val-de-Marne) dont l'accès était bloqué par des opposants aux nouvelles règles d'accès à l'université, a constaté une journaliste de l'AFP.

Paralysée depuis trois semaines, la faculté de Nanterre avait acté l'impossibilité d'organiser des partiels sur le campus et décidé d'en délocaliser une partie au centre d'Arcueil afin de permettre aux étudiants de valider leur semestre.

L'entrée du centre d'examen était toutefois bloquée vendredi matin par des opposants à la loi sur l'université, empêchant le début des examens prévu à 09H00, a constaté une journaliste de l'AFP.

Présentes sur place, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants et libérer l'accès aux bâtiments. A quelques dizaines de mètres de là, sur le quai du RER B, des étudiants leur lançaient des slogans hostiles: "Cassez-vous, cassez-vous!"

Jeudi soir, le "comité de mobilisation de la fac de Nanterre" avait lancé un appel à "tous ceux qui aujourd'hui défendent le droit de grève, les étudiant.e.s, les enseignant.e.s, les postier.e.s, les cheminot.e.s, les salarié.e.s, les chômeurs et chômeuses" pour se rassembler devant la Maison des examens d'Arcueil.

"Dans ce contexte de grève nationale (...), maintenir les partiels c'est vouloir casser la grève", arguaient les étudiants dans un communiqué.

Nanterre fait partie des universités entièrement bloquées par les opposants à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d'instaurer un système de sélection. Un mouvement qui est monté en puissance il y a six semaines mais semble désormais s'essouffler.

Selon le ministère, deux universités restaient bloquées jeudi (Rennes-2 et Nanterre) et cinq perturbées (Limoges, Nantes, Marseille, Sorbonne Université et Paris-8).

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