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Deux prisons restent bloquées en milieu de journée

Deux prisons restent bloquées en milieu de journée

(Belga) Le mouvement de protestation de certains gardiens de prison français, qui ont mené des actions de blocage mercredi matin, semblait avoir décru en fin de matinée. Si 18 centres pénitentiaires étaient "bloqués" à travers tout le pays tôt en matinée, selon l'administration pénitentiaire, ce chiffre était tombé à 10 peu avant 11h00, puis à deux peu avant midi: Condé, où a eu lieu l'agression qui a mis le feu aux poudres, et Rouen.

A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d'Europe, où des dizaines de travailleurs étaient bloquées à l'extérieur par des militants syndicaux en début de matinée, les forces de l'ordre (gendarmes et CRS) ont levé le blocage vers 9h00. Si les blocages complets n'étaient pas majoritaires mercredi matin, différentes actions, blocages temporaires, services limités à l'intérieur de la prison, retards organisés pour les prises de services, ..., se sont multipliées, si bien qu'entre 80 et 90 établissements pénitentiaires, sur les 188 que compte le pays, étaient impactés par le mouvement de grogne en début de matinée, selon un pointage de l'administration pénitentiaire relayé par Le Monde. Selon le journal, les blocages étaient la plupart du temps le fait de surveillants au repos souhaitant empêcher leurs collègues de prendre leur service du matin, en s'installant devant le bâtiment et en y allumant des feux de palettes. Dans les autres établissements touchés, des retards symboliques du personnel ont été constatés, ou encore le blocage partiel de certains services comme l'accès aux parloirs. Les syndicats FO Pénitentiaire et CGT Pénitentiaire avaient lancé, à la suite de l'agression par un détenu radicalisé de deux agents à la prison d'Alençon (Condé sur Sarthe), un appel national aux blocages. Ils demandent notamment une revalorisation du statut et des salaires des gardiens, de manière à rendre la fonction plus attractive et à permettre de renforcer les effectifs. Des sources syndicales interrogées lors de l'action évoquent aussi la possibilité de fouilles systématiques des détenus après le parloir, ou des visiteurs des détenus à risque. Le détenu qui a blessé deux gardiens au couteau, Mickaël Chiolo, s'est radicalisé en prison. Il a affirmé vouloir "venger" Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg de décembre. Selon une source proche de l'enquête, relayée par l'AFP, Chérif Chekatt et Mickaël Chiolo ont été détenus dans la même prison, celle d'Epinal, au même moment. (Belga)

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