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Dupont de Ligonnès: excuses du Parisien à la famille des victimes

Dupont de Ligonnès: excuses du Parisien à la famille des victimes
Une caméra fait le point sur l'ancien domicile de Xavier Dupont de Ligonnès, le 12 octobre 2019 à NantesSebastien SALOM-GOMIS

Après avoir annoncé avec d'autres médias l'arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès - information ensuite démentie par un test ADN -, Le Parisien a présenté samedi ses excuses à "la famille des victimes" et à la personne interpellée à tort en Ecosse.

De nombreux autres médias - dont l'AFP, Le Monde, Le Figaro, Libération, BFMTV ou encore Ouest-France - ont publié ce samedi, dans un souci de transparence, une chronologie déroulant la façon dont sont sorties les informations provenant de différentes sources, qui les ont conduits à diffuser vendredi une nouvelle qui s'est révélée erronée.

"Comme nous nous y étions engagés, nous avons publié une dépêche expliquant précisément les raisons de la diffusion hier soir d'une information (...) qui s'est avérée erronée, ce que nous regrettons", a ainsi twitté l'AFP samedi soir.

Le Parisien, premier média à avoir annoncé l'arrestation à Glasgow vendredi soir, a présenté "ses excuses à la famille des victimes et à celle de la personne interpellée à tort", a indiqué dans un communiqué Stéphane Albouy, directeur des rédactions.

Le quotidien, qui est détenu par le groupe LVMH et fait partie du groupe Les Echos-Le Parisien, a également exprimé "pour l’ensemble de (ses) lecteurs, (ses) plus sincères regrets d'avoir rendu publique une information qui s’est révélée être erronée".

Soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Nantes en avril 2011, Xavier Dupont de Ligonnès est introuvable depuis huit ans.

"Nous avons été alertés par une de nos sources habituelles qui a fait état d'une avancée +importante+ dans cette affaire", a indiqué à l'AFP M. Albouy.

"Nous avons contacté cinq sources judiciaires françaises, à différentes strates de hiérarchie et autant centrales que régionales. On ne parle pas ici de cinq personnes assises dans un même bureau", a-t-il précisé. "Nous avons multiplié les angles de recherche et de confirmation, c'était à un très haut niveau de vérification".

- "Encore plus vigilants" -

De son côté, l'AFP avait confirmé peu après l'information en se basant au total sur quatre sources policières françaises différentes, avec lesquelles les journalistes ont l'habitude de travailler en confiance.

Toutes relèvent que "selon la police écossaise" les empreintes digitales de l'homme interpellé à Glasgow "correspondent" et qu'il n'y a pas de conditionnel dans ce que rapportent les Ecossais.

Sollicitées par l'AFP, les sources françaises ou écossaises n'ont à ce stade fourni aucune explication sur l'origine de cette erreur.

Franceinfo a également exprimé ses regrets sur les réseaux sociaux: "Nous le regrettons vivement et serons à l'avenir encore plus vigilants afin de préserver la qualité de l'information sur nos différents supports et la confiance de nos auditeurs et internautes", a twitté son directeur Vincent Giret.

Comme d'autres médias français, il a assuré que la radio avait rapporté l'arrestation "sur la foi de plusieurs sources sûres et concordantes au sein de la police et des autorités françaises".

"Des sources policières affirmatives nous ont donc induits en erreur quelques minutes, ce qu'évidemment nous regrettons", a aussi indiqué de son côté BFMTV.

"Nous ne nous chercherons pas d’excuses, nous nous contentons de vous présenter les nôtres", a pour sa part indiqué Nice-Matin.

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