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Enseignante frappée à Agde: deux femmes seront jugées le 4 mars à Béziers

Enseignante frappée à Agde: deux femmes seront jugées le 4 mars à Béziers
Des enfants écoutent leur professeur le 2 septembre 2019 à l'école Chaptal à ParisMartin BUREAU
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La grand-mère et la mère d'un élève d'une école élémentaire d'Agde (Hérault) ont été convoquées le 4 mars pour être jugées devant le tribunal correctionnel de Béziers pour violences et menaces contre une institutrice, a annoncé mardi soir le procureur de la République.

"À la suite des faits fortement médiatisés commis au sein d'une école primaire d’Agde le 30 septembre 2019 au préjudice d'une institutrice et mettant en cause la mère et la grand-mère d'un élève de cette école, ces dernières ont été placées en garde à vue" lundi, souligne Raphaël Balland, procureur de Béziers dans un communiqué.

Le parquet de Béziers leur a notifié (sans mise en examen ndrl) mardi après-midi une date d'audience fixée au 4 mars prochain.

Vendredi, le rectorat avait confirmé à l'AFP qu'une enseignante de l'école Jules Verne d'Agde avait été menacée de mort, frappée et insultée.

La rectrice de l'Académie de Montpellier, Béatrice Gille, s'était rendue dans l'école et avait "fermement condamné" l'agression qui avait été filmée par l'enseignante.

Ces violences étaient survenues dans le bureau du directeur de l'école après une bagarre entre deux élèves, que l'institutrice avait séparés.

La mère de l'élève sera jugée devant le tribunal correctionnel de Béziers pour violences n'ayant entraîné aucune incapacité totale de travail sur une personne chargée d'une mission de service public et la grand-mère pour menaces de mort à l'encontre d'une personne chargée d'une mission de service public, précise encore M. Balland.

Ces deux délits font encourir des peines maximales de trois ans d'emprisonnement et 45.000 € d'amende.

Après un premier examen médical fixant l’incapacité totale de travail à trois jours, la plaignante avait sollicité un examen plus approfondi. Un médecin de l'institut médico-légal de Montpellier a finalement constaté mardi "l'absence d’incapacité totale de travail au sens médico-légal", ajoute le procureur de Béziers.

Les deux femmes ont été placées sous contrôle judiciaire jusqu'à l'audience et le juge des libertés et de la détention leur a interdit de se présenter à l'école concernée ou d'entrer en contact avec l'institutrice quadragénaire.

"Tant au cours de leur garde à vue que devant le magistrat du parquet, les deux femmes ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés, disant regretter fortement leur comportement et répétant vouloir s'excuser auprès de la plaignante", conclut le procureur de Béziers.

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