Feu vert pour la nomination de Chantal Jouanno à la Commission nationale du débat public

Feu vert pour la nomination de Chantal Jouanno à la Commission nationale du débat public
Chantal Jouanno le 9 décembre 2015 à ParisMIGUEL MEDINA

Le Parlement a donné mercredi son feu vert aux nominations par l'Elysée de l'ex-ministre Chantal Jouanno à la tête de la Commission nationale du débat public, et d'Arnaud Leroy, ex-porte-parole d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, à la tête de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Ces nominations devaient être confirmées par les commissions compétentes des deux chambres.

L'ancienne sénatrice UDI de Paris a recueilli 29 voix pour, 1 contre, 3 bulletins blancs ou nuls et 1 abstention au sein de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.

La commission compétente de l'Assemblée nationale s’est de son côté prononcée par 28 voix pour, 4 contre et 4 abstentions.

M. Leroy pour sa part a obtenu 22 voix pour, 1 contre et 4 bulletins blancs ou nuls au Sénat, et 35 voix pour et 5 abstentions à l'Assemblée.

Mme Jouanno avait annoncé en juillet son départ de la vie politique après avoir été championne de karaté puis ministre de Nicolas Sarkozy (Écologie puis Sport). Elle succède à l'ancien préfet Christian Leyrit, 69 ans.

Créée en 1995, la Commission nationale du débat public a pour mission "d'informer les citoyens et de faire en sorte que leur point de vue soit pris en compte dans le processus de décision des grands projets d'aménagement et d'équipement d'intérêt national".

Elle a notamment été saisie pour le projet Cigeo d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse), pour le projet EuropaCity en Ile-de-France, ou encore pour le projet aurifère Montagne d'or en Guyane ou celui d'une troisième ligne de métro à Toulouse.

M. Leroy, 41 ans, ancien député (PS) des Français de l'étranger, est membre du bureau exécutif de La République en Marche après avoir fait partie du triumvirat à la tête du parti présidentiel entre les élections du printemps et l'élection de Christophe Castaner au poste de délégué général.

Il succéde à Bruno Léchevin, ancien syndicaliste et ex-Médiateur de l'énergie, qui avait été nommé en 2013 par François Hollande.

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