Fleury-Mérogis: un surveillant blessé à l'arme blanche

Fleury-Mérogis: un surveillant blessé à l'arme blanche
La maison d'arrêt hommes à Fleury-Mérogis (Essonne) dans le sud de Paris le 5 février 2018Zakaria ABDELKAFI

Un surveillant de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) a été hospitalisé après avoir été blessé par un détenu au "profil psy" qui l'a attaqué à l'arme blanche, a-t-on appris mercredi de source pénitentiaire et auprès de la chancellerie.

Dans un communiqué commun, les syndicats de la maison d'arrêt ont appelé à un blocage de la prison, la plus grande d'Europe, jeudi matin à partir de 06H00.

Le détenu, qui fait l'objet de mesures de surveillances particulières, a sollicité les surveillants de prison en milieu d'après-midi.

Lorsque deux surveillants ont ouvert la porte de sa cellule, "il s'est avancé vers les agents (...) et a directement attaqué le visage du collègue" avec une lame, selon cette source. "Le collègue est tombé à terre, le deuxième collègue a tout de suite fermé la porte sur le détenu", a-t-elle ajouté. "Ça s'est passé très vite".

"Il présente une plaie à l'œil gauche avec une entaille qui descend sur le visage. Il y a eu un écoulement de sang important, il a été accompagné à l'hôpital", a confirmé la chancellerie, qui a indiqué que "compte-tenu de la gravité de l'agression", une plainte allait être déposée.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est rendue dans l'après-midi au chevet du surveillant hospitalisé, a-t-on appris auprès de son entourage.

Le détenu était écroué depuis septembre et placé dans un quartier spécifique avec un régime proche de l'isolement.

Un mouvement massif de surveillants a entraîné un blocage de dizaines de prisons en France pendant une dizaine de jours au mois de janvier pour dénoncer leurs conditions de travail. Cette mobilisation, la plus importante en un quart de siècle, avait été lancée après l'agression d'un surveillant à Vendin-le-Viel (Pas-de-Calais), et avait pris fin avec la signature d'un accord entre le syndicat majoritaire Ufap-Unsa et la chancellerie.

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