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Frais de mandat: la députée Anne-Christine Lang va rembourser certaines dépenses

Frais de mandat: la députée Anne-Christine Lang va rembourser certaines dépenses
La députée Anne-Christine Lang (LREM) le 26 juillet 2017 à l'assemblée nationale à ParisJACQUES DEMARTHON

La députée Anne-Christine Lang, qui a, selon Radio France, utilisé son enveloppe parlementaire de frais de mandat pour des dépenses personnelles, "va rembourser ce qui selon elle a fait l'objet de négligence", a indiqué mardi Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale.

Citant des relevés de compte de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) de Mme Lang pour la période de février à septembre 2016, Radio France a rapporté vendredi que la députée, aujourd'hui LREM et socialiste à l'époque des faits, aurait utilisé une partie de cette enveloppe pour des dépenses à caractère personnel. Elle a plaidé la "négligence" auprès de Radio France.

Interrogé sur France Inter pour savoir si elle serait sanctionnée, Richard Ferrand a indiqué mardi qu'elle "va évidemment rembourser ce qui selon elle a fait l'objet de négligence" et "aura l'occasion de s'entretenir avec la déontologue de l'Assemblée nationale".

Soulignant que "les faits se sont déroulés sous la précédente législature", il a aussi fait valoir que l'enquête de Radio France "repose sur des sources que sont les Macron Leaks, c'est-à-dire la capture illégale d'un certain nombre de documents".

Cette enquête, comme l'article d'"un grand quotidien" (Le Monde vendredi, NDLR), "constituent à la fois la traduction d'un désir de transparence mais une contribution au dénigrement des parlementaires sur la nécessité desquelles je m'interroge", a ajouté M. Ferrand.

Le président de l'Assemblée nationale a précisé que la déontologue de la chambre basse du Parlement lui avait remis lundi un rapport montrant que "la culture de la déontologie progresse", et a indiqué que "100% des députés seront contrôlés pendant cette mandature sur l'usage qui est fait des frais de mandat".

La déontologue viendra en outre "le 30 janvier devant le bureau de l'Assemblée nationale pour indiquer quelles sont les modalités de contrôle qui vont être mises en oeuvre et pour lancer, comme prévu par la loi que nous avons votée, les contrôles qui permettent cela".

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