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Policière agressée au couteau en France: le suspect interpellé est mort

Policière agressée au couteau en France: le suspect interpellé est mort, il a séquestré une femme durant sa fuite
© BELGA
 
 

Une policière municipale a été blessée grièvement au couteau vendredi à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes, tandis que le suspect interpellé est mort, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

L'agresseur a été interpellé après un échange de coups de feu durant lequel deux gendarmes ont été blessés, notamment à la main et au bras, selon la gendarmerie. Un troisième gendarme était en état de choc. Le suspect avait été blessé lors de l'arrestation, selon une source proche du dossier, et a succombé.

Le pronostic vital de la policière est engagé, selon la gendarmerie. L'assaillant avait "un profil hybride, radicalisé et malade psychiatrique très lourd", a indiqué une source proche du dossier.

D'après un photographe de l'AFP présent sur les lieux, une dizaine de détonations en deux salves ont retenti près de la brigade de gendarmerie, dans une zone d'habitation. Une vingtaine de gendarmes du GIGN armés de boucliers, casqués, tenaient leurs armes en joue derrière des poubelles, dans des buissons...

"Les Gendarmes ont neutralisé l'individu suspecté de l'agression au couteau de la policière municipale de la Chapelle-sur-Erdre", a confirmé sur Twitter le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui est attendu sur place.

Une témoin a indiqué à l'AFP avoir vu un homme en civil au sol entouré de gendarmes, rue André Franquin, près de la gendarmerie de La Chapelle-sur-Erdre, après un échange de tirs.

Une vaste chasse à l'homme avait été lancée après l'agression au couteau de la policière dans les locaux de la police municipale de cette commune au nord de Nantes, vendredi vers 10H30.

Quatre-vingt gendarmes, dont l'antenne du GIGN de Nantes, ont été déployés pour retrouver l'auteur des faits qui s'était enfui avec l'arme de la policière.

Deux hélicoptères survolaient la zone. Trois équipes cynophiles et un escadron de gendarmes mobiles ont participé aux recherches. La section de recherches de la gendarmerie de Nantes est chargée de l'enquête.

Les écoles aux alentours ont été sécurisées.

La piste terroriste n'a pas été confirmée dans l'immédiat. Contacté par l'AFP, le parquet de Nantes n'a pas donné suite.

Cette attaque intervient un peu plus d'un mois après celle de Rambouillet (Yvelines), au cours de laquelle une fonctionnaire de police a été tuée au couteau à la gorge par un homme, abattu par balles par un policier, au sein du commissariat.

L'agresseur de la policière a séquestré une femme pendant 2h30 lors de sa fuite

L'homme qui a blessé grièvement la policière a également séquestré une jeune femme pendant 2h30 lors de sa cavale, a annoncé le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. L'agresseur avait pénétré durant sa fuite dans l'appartement de la jeune femme, d'où il a fait feu sur des gendarmes en faction. Le magistrat a également indiqué que l'assaillant, décédé à l'issue d'un échange de tirs avec les gendarmes, avait avant sa cavale agressé un autre policier dans les locaux de la police municipale, lui portant un coup de couteau, bloqué par son gilet pare-balles.

Les policiers cibles d'attaques

Plusieurs membres des forces de l'ordre ont trouvé la mort depuis 2012 en France dans des attaques, le plus souvent commises au nom du jihad. Le 3 octobre 2019, un informaticien travaillant à la Direction du renseignement, Mickaël Harpon, converti depuis une dizaine d'années à l'islam, avait poignardé à mort trois policiers et un agent administratif dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris avant d'être tué.

Auparavant le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué la mort en mars 2018 du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, 45 ans, mortellement blessé par le jihadiste Radouane Lakdim dans un supermarché de Trèbes (Aude) et du policier Xavier Jugelé en avril 2017 sur les Champs-Elysées.

En juin 2016, un policier et sa compagne, secrétaire au commissariat de Mantes-la-Jolie, avaient été tués à coups de couteau à Magnanville (Yvelines) par un homme affirmant agir au nom de l'EI.


 




 

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