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GIAL - K. Lalieux et M. Ouriaghli répondent point par point aux questions de l'opposition

(Belga) Les échevins successivement en charge de GIAL, l'asbl qui gère le vaste département informatique de la Ville de Bruxelles ont répondu point par point aux questions des conseillers communaux de l'opposition lundi soir au sujet des contrats de consultance au sein de celle-ci, de l'audit réalisé et des difficultés d'accès aux informations à ce propos. Face à la remise en cause par certains, de leur honnêteté, ils ont certes joué surtout la défense, mais par le moment aussi contre-attaqué face au déferlement d'informations pas toutes vérifiées des derniers jours.

Le dossier est apparu sous les feux des projecteurs à propos de la rémunération, durant 18 ans à concurrence de 1.000 euros par jour presté de l'ex-directeur Michel Leroy, sous statut d'indépendant, sans appel public. Karine Lalieux a souligné que l'ex-directeur avait constamment effectué sa mission avec un haut niveau d'expertise. "Son contrat n'a pas été modifié car l'intéressé ne le souhaitait pas et sa fonction était rare sur le marché de l'emploi. Régulièrement, le Conseil d'Administration faisait le point sur les postes à pourvoir et constatait la difficulté de trouver des candidats pour des emplois spécialisés. Face au risque de voir le poste non occupé et donc le travail non effectué, je disposais d'une recommandation de l'administratrice déléguée de GIAL en faveur du maintien du statut de M. Leroy. Celui-ci n'était pas un faux indépendant. Il exerçait sa mission en toute autonomie et à la satisfaction de la Ville et de GIAL", a notamment dit Karine Lalieux. Mme Lalieux a également souligné que les membres du CA ne se sont jamais heurtés à un refus de réponse ou de communication de documents de sa part au cours des 81 réunions qu'elle a présidées durant son mandat exercé à titre gratuit à la tête de GIAL. L'échevine a estimé qu'il n'y avait "pas de nouvelle affaire" et qu'au contraire, la manière dont certains se sont exprimés dans la presse a terni l'image de la ville mais pas seulement. Selon elle, les petits enfants de Michel Leroy font l'objet d'insultes à école depuis que le nom de l'ex-directeur a été cité. De son côté, Mohamed Ouriaghli, actuel président de GIAL a rappelé que c'est en étant alerté en 2016 de certaines irrégularités qui ont conduit au départ de l'ex-directeur général que le collège a décidé d'initiative de faire procéder à un audit des dépenses durant un peu plus d'un an. M. Ouriaghli a ajouté qu'il n'avait pas évoqué le contenu du rapport d'audit lors de la dernière séance du conseil de décembre parce que le Conseil d'Administration de GIAL, en tant qu'organe de gestion de l'association, n'en avait pas encore été informé. L'échevin a enfin tenu à contester avoir bénéficié en 2016 d'un voyage cadeau de Proximus, alors en course pour un marché public ouvert par GIAL. "Je n'ai aucun contact avec aucun fournisseur de GIAL", a-t-il dit. Selon celui-ci, il n'est nullement question de conflit d'intérêt car le marché que Proximus n'avait pu décrocher avait déjà été clôturé "et il n'y en a eu aucun autre avec eux depuis lors", a-t-il encore dit. (Belga)

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