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Gilets jaunes - Pour Edouard Philippe, l'inquiétude n'est pas spécifiquement française

(Belga) Les racines du mouvement des "gilets jaunes" en France, notamment l'inquiétude sur le pouvoir d'achat, sont "partagées dans de nombreux pays du monde", a estimé jeudi le Premier ministre français Edouard Philippe lors d'une visite en Allemagne.

Avant un discours devant des chefs d'entreprises allemands à Cologne, le chef du gouvernement français a échangé pendant une heure avec des lycéens à Bonn, dans un établissement allemand où il avait étudié deux ans à la fin des années 1980. "Beaucoup de gens, de Français nous disent : +nous travaillons, mais nous n'avons pas le sentiment en travaillant que nous touchons suffisamment le fruit de notre travail et d'être en mesure de garantir à nos enfants qu'ils vivront mieux que nous+", a répondu le Premier ministre à un lycéen qui l'interrogeait sur le mouvement des "gilets jaunes". "Est-ce que c'est une spécificité française d'avoir ce sentiment ? Je n'en suis pas sûr. Je pense que ce sentiment est aujourd'hui partagé dans bien des pays du monde", a-t-il poursuivi. "Je n'exclus pas que dans des pays occidentaux, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, ce sentiment ne soit pas très puissant également", a déclaré M. Philippe. "Je ne dis pas que ça se reproduira dans d'autres pays", mais "dans beaucoup d'autres pays on a vu des mouvements sociaux exprimer quelque chose d'analogue, soit sur le plan politique, soit sur le plan social", a-t-il encore estimé. Pour son premier déplacement de l'année et sa première sortie à l'étranger depuis les premières manifestations de "gilets jaunes" mi-novembre, Edouard Philippe s'est rendu en Allemagne pour rassurer sur l'élan réformateur en France. Comment maintenir l'unité de la société française face aux secousses des "gilets jaunes" ? Le grand débat national qui va avoir lieu en France d'ici mars "est un des éléments de réponse" mais "un autre élément de réponse c'est je crois de se projeter dans l'avenir", a jugé M. Philippe. "Une société c'est comme un vélo, pour tenir debout il faut que ça avance". Le Premier ministre français devait rentrer jeudi soir à Paris et rencontrer vendredi matin syndicats et patronat pour préparer les modalités du "grand débat national" qui doit débuter la semaine prochaine. (Belga)

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