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Impôt à la source: pas de baisse des recettes de l'Etat, selon Darmanin

Impôt à la source: pas de baisse des recettes de l'Etat, selon Darmanin
Conférence de presse de Gérald Darmanin à Paris le 9 avril 2019ERIC PIERMONT

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a assuré mardi que la réforme du prélèvement à la source n'avait pas entraîné de baisse des recettes fiscales de l'Etat, disant espérer une hausse du recouvrement sur l'ensemble de l'année 2019.

"Il n'y a pas de bug pour les recettes de l'Etat", a assuré M. Darmanin, en dressant lors d'une conférence de presse un bilan de la mise en œuvre du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, entré en vigueur au 1er janvier.

Les chiffres du recouvrement "sont conformes" à ce qui avait été anticipé dans "la loi de finance" pour 2019, a poursuivi M. Darmanin. "Nous n'avons donc pas de problème de trésorerie", a-t-il ajouté.

Selon Bercy, 4,9 milliards d'euros ont ainsi été encaissés sur les revenus du mois de janvier, perçus en février, conformément aux attentes. Côté acomptes, versés par les travailleurs indépendants, 1,93 milliard ont été recouvrés, contre 1,83 milliard attendus.

"Au total, la prévision de recettes pour janvier était donc de 6,8 milliards d'euros et les encaissements ont été très conformes à la prévision, à 30 millions près, en plus", a souligné Gérald Darmanin.

La mise en place du prélèvement à la source avait fait craindre une baisse des recettes fiscales pour l'Etat, en raison notamment de l'incertitude liée aux possibilités de modulation des prélèvements à la hausse ou à la baisse.

Dans son rapport annuel 2018 sur les finances publiques, la Cour des comptes avait ainsi estimé que le passage au prélèvement à la source créait un risque à la hausse ou à la baisse de deux milliards d'euros pour l'État.

Gérald Darmanin avait de son côté dit espérer doper les recettes fiscales de 700 millions d'euros, en améliorant le taux de recouvrement, actuellement proche de 98%.

"Il est un peu tôt" pour dire si ce sera bien le cas, a souligné mardi le ministre des Comptes publics. Mais "ce qui est sûr, c'est qu'on ne perd pas d'argent, ce qui est important", a-t-il ajouté.

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