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Interview télé de Sarkozy: "On a sauvé le monde !"

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Dans la foulée du sommet européen de mercredi à Bruxelles, qui a accouché de plusieurs mesures pour enrayer la crise euro, le président français a répondu aux questions de Calvi et Pernaut pendant 1h30 environ. Il a notamment annoncé une prévision de croissance moins élevée que prévue. Celle-ci entraînera de nouvelles réductions des dépenses de l'Etat.

Voici les principaux points de l'interview télévisée, suivie par plus de 11 millions de Français sur TF1 et France 2, de Nicolas Sarkozy jeudi à l'Elysée:
 
 
GRECE
 
. "Hier, on a pris des décisions importantes qui ont évité la catastrophe. Pour autant (...) nous entrons à peine dans un monde nouveau où les repères, les idées, le contexte, changent du tout au tout".
 
. "Ni Mme Merkel ni moi n'étions en fonction lorsqu'on a décidé de faire rentrer la Grèce dans l'euro (en 2001, ndlr) (...) Ce fut une erreur".
 
. "Si la Grèce tombait en faillite (...) c'est la totalité de la zone euro qui risquait en cascade d'être emportée".
 
. "La Grèce peut se sauver mais la Grèce doit faire des efforts (...), les gens en Grèce doivent payer des impôts, la fraude fiscale doit être combattue".
 
. "Nous n'avons pas d'autre choix" que de faire confiance à la Grèce.
 
 
FRANCE
 
. "A la minute où je parle la France a prêté à la Grèce 11,5 milliards (...) Aujourd'hui, les prêts de la France à la Grèce, non seulement n'ont rien coûté mais ont rapporté 200 millions d'intérêts, et à la suite des décisions d'hier soir, nous allons garantir par l'intermédiaire des fonds européens, 25 milliards supplémentaires".
 
. "Si ça marche, si ça fonctionne (...) ça ne coûtera rien à la France et ça ne coûtera rien à l'Europe. Ca a coûté pour l'instant 100 milliards aux banques".
 
. Prévision de croissance pour 2012 ramenée de 1,75% à 1%.
 
. "6 à 8 milliards" d'euros d'économies ou de recettes fiscales supplémentaires à trouver. "Nous annoncerons ces mesures après le G20" (3-4 novembre à Cannes).
 
. "Une augmentation généralisée de la TVA ? En aucun cas. Pour une raison assez simple: c'est que ça pèserait sur le pouvoir d'achat des Français, sur la consommation des Français".
 

BANQUES
 
. "La Banque de France aura pouvoir de sanction et de contrôle sur les banques" recapitalisées. "Le gouverneur veillera à ce que la pratique des bonus et des rémunérations rentre enfin dans une pratique normale (...) Les pratiques du passé s'arrêtent pour le mois d'avril prochain".
 
. "La dernière fois qu'on a nationalisé les banques françaises ça a été une catastrophe".
 
. "J'ai toujours été sceptique" sur la séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires.

 
AGENCES DE NOTATION
 
. "Plutôt que de s'énerver contre les agences de notation, travaillons plus et travaillons mieux et il n'y aura plus d'agences de notation".
 
. "Le problème, ce ne sont pas les agences de notation, le problème c'est que nous dépensons trop".
 
 
POURQUOI L'ALLEMAGNE EMPRUNTE A DES TAUX INFERIEURS A LA FRANCE ?
 
. "Parce que quand en 1983, on a expliqué aux Français qu'on pouvait passer de la retraite à 65 ans à la retraite à 60 ans, les Allemands faisaient le chemin inverse (...)"
 
. "Et quand en 2001, on a fait cette chose étrange, les seuls dans le monde, les 35 heures, qui ont ruiné la compétitivité du pays, dans le même temps, M. Schroeder (...) faisait l'inverse".
 
. "Les 35 heures ont été une folie payée par les ouvriers et les employés. Il y a eu des délocalisations, une pression sur les salaires. Ca s'est révélé une catastrophe économique et sociale".
 
 
PROTECTIONNISME
 
. Il va "falloir changer notre politique commerciale vis-à-vis d'autres parties du monde". "L'Europe ne peut plus être la grande naïve" des échanges commerciaux.
 
. "Il faudra sans doute faire participer les importations" au financement de la protection sociale, sous la forme d'un dispositif de taxation de certains produits importés.
 
. "Il n'est pas possible, dans un monde ouvert, de continuer à recevoir des produits de pays qui font du dumping monétaire et social" mais "il n'est pas question de barrières douanières". "Le protectionnisme est une très mauvaise chose (...) la réciprocité, c'est quelque chose qui compte".
 
 
INVESTISSEMENTS CHINOIS DANS LA ZONE EURO
 
. "Notre indépendance ne sera en rien remise en cause".
 
. "Pourquoi n'accepterait-on pas que les Chinois fassent confiance à la zone euro et déposent une partie de leurs excédents dans notre fonds ou dans nos banques. Vous voudriez qu'ils les déposent aux Etats-Unis?"
 
 
AFFAIRES
 
. "Il ne sortira rien" de la mise en examen de Nicolas Bazire dans le volet financier de l'affaire Karachi. "Nicolas Bazire est quelqu'un que j'aime beaucoup et qui est mon ami".
 
 
PRESIDENTIELLE
 
. "Le débat sur la question de ma candidature sera tranchée fin janvier-début février".
 
. "J'ai fait mon choix, celui d'être président de la République jusqu'à la dernière minute".
 
 
HOLLANDE
 
. "Quand j'entends dire qu'il faut embaucher 60.000 enseignants de plus: mais où est-ce qu'on va trouver l'argent?"

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