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Janowski "avait le sourire" après la mort d'Hélène Pastor, accuse le fils de la victime

Janowski
La voiture d'Hélène Pastor, le jour de l'attaque, le 6 mai 2014 à NiceVALERY HACHE

Gildo Pallanca-Pastor, le fils de la milliardaire monégasque Hélène Pastor tuée en 2014, a assuré avant l'ouverture du procès de cette affaire devant les assises des Bouches-du-Rhône que Wojciech Janowski, principal accusé, "avait le sourire" le jour du décès de sa mère.

Le jour de la mort d'Hélène Pastor, visée par des tirs 15 jours auparavant, près de sa chambre mortuaire, "je l'ai regardé, il avait le sourire", a décrit Gildo Pallanca-Pastor, évoquant le gendre de la richissime héritière, accusé d'être le commanditaire du meurtre, ce qu'il nie désormais après de premiers aveux.

"Il appelait quelqu'un, j'ai pensé +Ce type il a quelque chose qui ne va pas+. J'ai su ensuite qu'il avait appelé Dauriac, j'ai suggéré cette piste aux enquêteurs", a-t-il poursuivi. Pascal Dauriac, le coach sportif de M.Janowski, est aujourd'hui un de ses co-accusés et a déclaré aux enquêteurs avoir organisé le meurtre après avoir été "manipulé" par Wojciech Janowski.

"Je ne pensais pas qu'il était capable de meurtre", a ajouté dans des déclarations à l'AFP Gildo Pallanca-Pastor, soulignant ne pas connaître le mobile du crime: "il n'avait pas du tout évoqué de problèmes financiers". Selon lui, Hélène Pastor se méfiait de son gendre: "Ma mère avait trouvé en septembre 2013 des choses étranges, elle était très stressée durant cette période."

Hélène Pastor, 77 ans, a été visée avec son chauffeur Mohamed Darwich par des tirs alors qu'elle sortait d'un hôpital niçois où elle avait rendu visite à Gildo.

"Ma mère venait tous les jours, c'était assez facile", a commenté ce dernier.

Dix personnes comparaissent à partir de lundi après-midi pour assassinats ou complicité, et association de malfaiteurs, lors de ce procès qui doit se tenir jusqu'au 19 octobre.

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