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La Francophonie lance un fonds de solidarité pour les femmes

La Francophonie lance un fonds de solidarité pour les femmes
 
 

(Belga) Un fonds de solidarité, ouvert pour la première fois au grand public, est lancé jeudi par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), pour financer des projets à destination des femmes, premières victimes collatérales des effets de l'épidémie de Covid-19, originaires des Caraïbes, d'Afrique et du Liban.

Le fonds, baptisé "La Francophonie avec elles", démarre avec une dotation initiale de près de 3 millions d'euros. Cinquante-neuf projets ont déjà été sélectionnés dans une vingtaine de pays, dont le Sénégal, le Bénin, le Cameroun, le Maroc, le Liban et Haïti. La plateforme, accessible à partir du site www.francophonie.org, sera ouverte aux contributions de tout un chacun. Le fonds est conçu pour s'inscrire dans la durée et s'enrichir progressivement de nouveaux projets. La pandémie de Covid-19 est "d'une telle ampleur qu'elle affectera durablement la santé et le développement économique et social des pays de l'espace francophone", a expliqué Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF, pour justifier l'initiative. Ces pays ont été relativement épargnés par le coronavirus sur le plan sanitaire mais très affectés sur le plan économique, note-t-on à l'OIF, en précisant que l'organisation, basée à Paris, compte financer des projets "complémentaires" de ceux d'autres instances comme les Nations Unies ou les grandes ONG. Selon Mme Mushikiwabo, le fonds "financera des actions de terrain dans l'espace francophone", destinées aux femmes et filles, car ce sont "les populations les plus touchées" quand une crise survient. Le risque est de voir leur précarité s'aggraver puisqu'elles vivent "en majorité du secteur informel, et ont peu ou pas accès aux services de base", a noté Mme Mushikiwabo. Selon des statistiques transmises par l'OIF, environ 743 millions de filles ne fréquentent plus leurs écoles, fermées pour cause de pandémie. Par ailleurs, on estime que 700 millions de femmes dans le monde travaillent dans le secteur informel et que, durant le premier mois de pandémie, leurs revenus ont chuté de 60%. L'épidémie a aussi un impact sur leur santé avec un accès réduit aux services sanitaires. Les projets sélectionnés se répartissent entre l'aide à l'entreprenariat et à "l'autonomisation" des femmes, l'éducation et la formation professionnelle, la prise en charge des besoins prioritaires, et une sensibilisation et information sur la santé et la prévention des maladies. L'OIF, qui fête son cinquantième anniversaire cette année, regroupe 88 Etats et gouvernements régionaux (Wallonie, Québec, etc...). (Belga)




 

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