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La liste des 5.000 tonnes de produits chimiques brûlés dans l'incendie de Rouen ne rassure pas les habitants: "Ça ou rien, c'est pareil" (vidéo)

À Rouen, en France, les habitants veulent savoir quels sont les risques réels liés à l'incendie de l'usine Seveso. Au total, 5.000 tonnes de produits chimiques sont partis en fumée. Même si ces produits sont connus, une semaine plus tard, personne n'est en mesure d'évaluer la toxicité de leurs émanations. Cela inquiète évidemment les riverains. Un peu plus d'une centaine de personnes se sont rendues aux urgences ces derniers jours.

La préfecture de Seine-Maritime a publié mardi la liste des 5.253 tonnes de produits chimiques qui ont brulé lors de l'incendie. Depuis, Catherine, qui vit dans une commune située à 5km au sud de Rouen, tente de décoder ce document.

Cette liste était attendue. Elle est accompagnée de près de 500 fiches qui précisent les caractéristiques des produits et les risques en cas de combustion. Ces documents sont censés rassurer les riverains, mais pour Catherine, c'est tout le contraire. "Qu'ils mettent ça ou rien du tout, c'est pareil. En fin de compte, pourquoi n'ont-ils pas mis ça tout simplement ? Pour que tout le monde comprenne. Je trouve que c'est complètement idiot. Il n'y a rien à faire, je ne comprends pas."


Le gouvernement français rassure

Les habitants sont rongés par l'inquiétude face à des informations contradictoires. "D'un côté, les animaux doivent être confinés et ne doivent pas sortir, on jette le lait… Et puis, les humains peuvent sortir et respirer", confie un riverain. D'autres habitants relativisent. "C'est un accident, ce n'est pas comme il y a 40 ans quand ça tournait tous les jours et enfumait tout le monde. La ville sentait le pétrole."

De son côté, le gouvernement français se veut rassurant. La qualité de l'air est parfaitement respirable et l'eau est potable. "Sur tous les ponts de la métropole, on a eu des dizaines de prélèvements effectués depuis la catastrophe du 26 et toutes les analyses sont complètement exemptes de polluants", assure Eric Herbet, directeur de l'eau à la métropole de Rouen Normandie.

Le préfet de Seine-Maritime a ouvert une cellule de soutien psychologique à Rouen pour accompagner les personnes qui ont besoin d'être soutenues.

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