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La sortie d'Alain Courtois n'apporte aucune solution humaine, estime Ecolo/Groen

(Belga) "La sortie médiatique fracassante de l'échevin Alain Courtois au nom de la majorité à la Ville de Bruxelles à propos de la situation au Parc Maximilien n'apporte aucune solution durable et humaine. Elle présage une nouvelle vague de violences envers les exilés", ont dénoncé samedi les cheffes de file de la section Ecolo/Groen de la Ville de Bruxelles, Zoubida Jellab et Catherine Lemaître.

Le Parc Maximilien a été le théâtre ces dernières années de plusieurs actions policières d'envergure visant les migrants qui y trouvent refuge, à quelques centaines de mètres de l'Office des Etrangers. Vendredi, le Premier échevin Alain Courtois (MR), avait affirmé, dans les colonnes du quotidien l'Echo, que la Ville de Bruxelles ne voyait plus de justification à la présence de migrants non demandeurs d'asile au parc, d'autant que celle-ci suscite des plaintes des riverains. Il a réclamé un plan en trois axes: des mesures anti-passeurs par la police fédérale; le déplacement des migrants en situation illégale dans un autre lieu; et des contrôles renforcés de la police locale. "Ordonner la chasse à l'homme aux forces de l'ordre légitimera la bastonnade, l'humiliation avec risques de dérapages", ont réagi, samedi, les co-présidente du groupe Ecolo/Groen de la Ville de Bruxelles. Celles-ci ont rappelé les circonstances du décès de la petite Mawda et souligné leurs propre dénonciations, répétées au cours des derniers mois, des "brutalités et arrestations programmées illégales" dans le parc. Mmes Jellab et Lemaître ont par ailleurs regretté que "le bien-être des riverains du parc serve d'alibi à des décisions ignobles à la veille des élections communales. Les demandes des habitants par rapport à la propreté et l'accès au parc pour les enfants sont légitimes. Mais ce qui est proposé aujourd'hui sert d'excuse, sans y répondre, pour appuyer les politiques menées par le ministre de l'Intérieur et le secrétaire d'État à l'Asile", ont-elles ajouté. Le groupe Ecolo-Groen soutient l'ouverture d'un ou de plusieurs lieux d'accueil qui permettent d'offrir un temps de répit "pour les réfugiés qui se retrouvent chaque jour dans le parc pour s'alimenter et trouver un gîte pour la nuit, faute d'un accueil auquel l'état de droit se soustrait et que les bénévoles assurent sans relâche". (Belga)

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