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Le coût policier de l'encadrement des rencontres de football en question

(Belga) Le député N-VA Brecht Vermeulen semble définitivement avoir remis sur la table, ces derniers jours, le sujet du coût financier de l'encadrement des matches de football des plus hautes divisions belges. A la suite d'une question parlementaire au ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V), qui avait révélé que le coût pour l'encadrement policier des matches de professionnels pour une saison est en forte hausse et approche désormais des 11 millions d'euros, le député avait estimé que les pouvoirs locaux font trop souvent appel à davantage de renforts policiers que nécessaire.

Ces pouvoirs locaux, justement, n'ont pas tardé à réagir, et notamment le bourgmestre de Liège Willy Demeyer, samedi via un entretien publié dans les journaux du groupe Sudpresse. Dans son interview, il soulève un autre problème, selon lui: le surcoût que représentent certains matches en fonction du moment auquel ils sont programmés. C'est le cas des rencontres du Standard jouées le dimanche, affirme le bourgmestre: pour payer les policiers locaux appelés à encadrer un match un dimanche soir, "c'est fois deux en paie, plus une récupération plus une prime", précise-t-il. D'ailleurs, l'essentiel du personnel policier qui s'occupe de sécuriser les rencontres provient des zones de police locale, souligne le bourgmestre, "la facture pour le fédéral n'est pas si élevée", glisse-t-il à l'intention de Brecht Vermeulen. Il ressort cependant de ses propos que le coût de l'encadrement est bien une préoccupation, également au niveau local. La Pro League avait elle aussi indiqué, mardi, suivre cette problématique de près, précisant que la stratégie est, depuis des années, de tenter de transférer autant que possible vers les clubs la charge de l'organisation et de l'encadrement des rencontres. La mise en pratique de ce transfert de responsabilités vers les clubs ne se serait cependant pas toujours concrétisée complètement, laisse entendre la Pro League, qui a assuré être en contact sur ce sujet avec les autorités. De son côté, Willy Demeyer indique samedi dans les pages de Sudpresse avoir "écrit à tous les bourgmestres qui possèdent un club de division 1 sur leur territoire pour qu'on ne joue plus le dimanche, surtout le dimanche soir, parce que ça nous coûte trop cher". Il affirme avoir reçu "beaucoup de réponses en retour", ainsi qu'un encouragement dans le même sens du Standard de Liège, club de sa propre ville. Le bourgmestre conclut que les maïeurs concernés devraient donc "avoir une discussion" à ce sujet. Pierre François, le CEO de la Pro League, dans une réaction relayée par la RTBF dans son journal télévisé de la mi-journée, ne semble, sans surprise, pas enthousiasmé par l'idée d'éviter les matches du dimanche. Il a rappelé la raison d'être, financière et sportive, de ces rencontres de fin de week-end, spécialement pour les clubs engagés dans une compétition européenne (avec parfois un match le jeudi, ce qui nécessite une récupération ensuite). (Belga)

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