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Le député Frédéric Daerden (PS) réaffirme son opposition à la privatisation de Belfius

(Belga) Le député Frédéric Daerden (PS) a réaffirmé samedi son opposition au projet gouvernemental de privatisation partielle de Belfius, la banque née des cendres de l'ex-Dexia Belgique, par le biais d'une introduction en bourse, le qualifiant de "choix idéologique et dangereux".

"C'est tout sauf une bonne idée, un bon choix", a-t-il affirmé à l'agence Belga alors que le journal 'L'Echo' faisait état d'un forcing du Premier ministre Charles Michel pour aboutir à une décision - en dépit des réticences du CD&V, qui lie ce dossier à l'indemnisation des coopérateurs d'Arco, le holding financier du Mouvement ouvrier chrétien lui aussi emporté dans la débâcle de Dexia. La privatisation "substantielle" de Belfius qu'envisage le gouvernement, "c'est un mauvais choix économique à moyen et long terme", a ajouté M. Daerden, qui suit le dossier pour le compte du PS. Selon lui, le montant obtenu par la mise en bourse de 25 à 49% de Belfius au nom de la réduction du déficit budgétaire s'avèrera à terme inférieur aux dividendes. Selon des estimations citées par 'L'Echo', la privatisation de 30% du capital de la banque, valorisée entre sept et neuf milliards d'euros, permettrait à l'Etat de récolter au minimum 2,1 milliards d'euros, ce qui entraînerait un désendettement "mécanique" pour la Belgique. Le gouvernement Michel a décidé durant l'été 2017 de procéder à une privatisation partielle de Belfius. Une décision basée sur une étude du consortium Bank of America/Merrill Lynch/Eubelius/KPMG. Noura et Clairfield ont quant à eux été désignés comme conseillers financiers, et Freshfields comme conseiller juridique des autorités. En outre, un syndicat de banque d'affaires (chargé du placement des titres) a été désigné, qui comprend Citibank, KBC, Belfius et Fortis. (Belga)

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