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Le tournage d'un clip de Booba pris pour cible par des hommes armés

Le tournage d'un clip de Booba pris pour cible par des hommes armés
Le rappeur Booba au festival des Vieilles Charrues le 18 juillet 2019LOIC VENANCE

Des hommes armés qui débarquent la nuit sur le tournage de son clip et font plusieurs blessés: le rappeur Booba fait à nouveau parler de lui à la rubrique faits divers mercredi, un an après une rixe médiatique à l'aéroport d'Orly avec son rival Kaaris.

Vers minuit mardi, une quinzaine de personnes, munies de battes de base-ball et d'armes à feu, ont surgi sur le tournage du clip dans une zone industrielle d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, ont expliqué à l'AFP des sources proches de l'enquête, confirmant une information d'Europe 1.

Plusieurs personnes ont été blessées: le réalisateur du clip et un technicien ont été frappés à coups de pied, de poing et de battes. Une autre personne a été touchée par balle à la cuisse. Elle était toujours hospitalisée mercredi en fin de journée, mais ses jours ne sont pas en danger.

Booba, 42 ans, n'était pas sur place au moment des faits, selon ces sources. Sur le réseau social Instagram, où il compte 4,2 millions d'abonnés, il a réagi mercredi en postant une vidéo où il apparaît l'air moqueur et les yeux écarquillés, devant un écran de télévision rapportant l'attaque.

Sur le terrain où avait lieu le tournage, des bouteilles de whisky vides, des paquets de cigarettes écrasés et des dizaines de résidus de fumigènes étaient visibles sur le sol au lendemain de l'attaque, a constaté une journaliste de l'AFP.

On trouvait aussi plusieurs cartes de visite noires siglées "La piraterie", pouvant faire référence aux fans de Booba surnommés les "pirates".

"A partir de 19H00, il y a eu entre 100 et 200 personnes qui sont arrivées avec des voitures plus ou moins grandes. Comme pour une grosse soirée", a rapporté Fong Lou, gérant d'une entreprise située en face du terrain.

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, confiée à la sûreté territoriale. Aucune interpellation n'a eu lieu, mais plusieurs auditions de personnes présentes étaient en cours mercredi, a indiqué une source proche de l'affaire.

- Habitué des "clash" -

Lundi soir, le "Duc de Boulogne", du nom de la ville où il a été élevé, s'était rendu dans une cité de Nanterre pour tourner des plans du clip de ce nouveau morceau, "Glaive", sorti il y a deux semaines et dans lequel il s'en prend au rappeur belge Damso, avec qui il est en froid.

Booba, qui vit à Miami, est un habitué des "clash" avec d'autres stars du rap. L'un de ses principaux rivaux est le rappeur Kaaris, originaire de Sevran, la ville voisine d'Aulnay-sous-Bois.

Mais, "à ce stade, aucun élément ne permet de relier l'affaire à ses différends avec Kaaris", a précisé à l'AFP une source proche de l'affaire.

En août 2018, une violente rixe avait éclaté entre les deux hommes en plein aéroport d'Orly, sous les yeux des passagers ébahis. Les images avaient fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

Les deux stars avaient été condamnées à 18 mois de prison avec sursis et 500.000 euros d'amende pour cette bagarre.

Les deux rappeurs n'ont pas cessé depuis de se lancer des piques. Ils s'étaient donné rendez-vous en novembre en Suisse pour un combat d'arts martiaux mixtes (MMA) censé régler leurs différends. Mais les autorités suisses ont annoncé le 16 août avoir annulé l'autorisation initialement donnée pour le combat.

Dans une autre affaire l'opposant au rappeur Rohff, la cour d'appel de Paris a confirmé en juin la condamnation à cinq ans de prison de Rohff pour des violences aggravées commises en 2014 dans la boutique parisienne de Booba, et ordonné son incarcération immédiate.

Tout en muscles et en tatouages, Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, a écoulé plus de deux millions de disques en neuf albums et cinq mixtapes depuis 2002.

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