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Les agressions ciblant des camions à Calais en hausse: "Des chauffeurs belges ont subi des violences physiques"

Les agressions ciblant des camions à Calais en hausse:

A Calais, les agressions de camionneurs se multiplient. Des faits commis par certains migrants qui tentent de traverser la Manche. Parmi les victimes figurent des chauffeurs de poids lourds belges qui hésitent désormais à se rendre en Angleterre.

Un routier belge a pris une photo de réfugiés qui ont déversé du carburant sur la route avant d’y mettre le feu. La scène se passe près de Calais, en France. Ce genre de barrage, les chauffeurs de poids lourds y seraient de plus en plus confrontés. Ces attaques sont menées par des migrants désespérés.

"Ils dressent des barrages avec toute sorte d’objets qu’ils ont pu trouver à droite et à gauche, comme des troncs d’arbre, de l’ancien mobilier, qu’ils mettent de préférence en flammes de façon à ce que le camion qui s’approche de ce barrage doive s’arrêter. Et lorsque le camion est à l’arrêt, ils le prennent d’assaut et attaquent le chauffeur avec des armes telles que des couteaux, des battes, des barres de fer, etc.", explique Philippe Degraef, de la fédération belge des transporteurs.


"Nous avons en moyenne deux à trois plaintes par semaine"

L’augmentation de la violence date de quelques semaines. Entrer dans le port est désormais quasi impossible, les candidats au voyage vers l’Angleterre doivent donc trouver d’autres moyens comme arrêter un premier camion, le piller puis monter dans les véhicules qui doivent freiner derrière. Plusieurs chauffeurs ont été blessés. "Il y a des violences physiques contre les chauffeurs. Il y en a plusieurs qui ont été agressés. Nous avons en moyenne deux à trois plaintes par semaine. Mais il y a aussi des vols, des chauffeurs qui se sont faits dérober leur téléphone portable ou leur ordinateur portable", indique Philippe Degraef.

Le nombre de migrants coincés à Calais explique en partie cette nouvelle violence. Ceux-ci progressent à nouveau rapidement : ils étaient 3.500 au printemps dernier et entre 6.000 et 9.000 aujourd’hui, selon les décomptes.

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