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Les médias sont sensationnalistes et biaisés, pour la plupart des Français

Les médias sont sensationnalistes et biaisés, pour la plupart des Français
Des journalistes devant l'Elysée, le 8 février 2019 LUDOVIC MARIN

Plus de 9 Français sur 10 pensent que le journalisme est "utile", un niveau pratiquement stable par rapport à l'an dernier, mais une très large majorité juge les médias sensationnalistes et biaisés, selon un sondage publié ce samedi.

Parmi les résultats de cette deuxième édition du baromètre Viavoice pour les Assises du journalisme de Tours, en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du Dimanche et Radio France, 91% des Français considèrent que le journalisme est un métier utile, contre 92% un an plus tôt.

Et ils estiment à 82% qu'il est "indispensable dans une société démocratique" et 85% pensent qu'il existera toujours. Des scores qui ont peu varié en un an, en dépit des vives critiques émises ces derniers mois contre la profession, notamment chez les "gilets jaunes".

Les Français plébiscitent encore plus le rôle des journalistes et des médias dans la lutte contre les "fake news" ou fausses nouvelles : leur plus forte attente vis-à-vis d'eux est qu'ils "vérifient les informations fausses, les rumeurs, la désinformation", pour 66% des répondants (soit 5 points de plus que l'an dernier).

Mais dans le même temps, une vaste majorité des Français adhère aux principales critiques à l'encontre des médias.

Ils estiment ainsi à 63% qu'ils "disent tous la même chose ou presque". 77% jugent que les médias "privilégient toujours les informations sensationnelles ou la violence"; et 72% estiment qu'ils ne représentent pas les différents points de vue de manière équitable.

De même, 70% leur reprochent d'être influencés par leurs actionnaires et 66% par "les personnalités politiques au pouvoir puisque c'est en partie l’État qui les finance". Et ils sont 64% à les juger "trop proches du pouvoir et des élites".

Une courte majorité de 53% des sondés reprochent en outre aux journalistes de ne parler que de ce qui va mal, et 43% estiment qu'ils ne comprennent pas les gens du peuple "car la plupart vivent à Paris avec des revenus élevés", contre 46% qui sont d'avis contraire.

Enfin, 53% affirment que les médias ont mal couvert le mouvement des "gilets jaunes". Mais 77% jugent inadmissible qu'on puisse s'en prendre physiquement à des journalistes et 72% pensent que certains politiques ont une part de responsabilité dans la violence à l'encontre des médias.

Cette étude a été réalisée du 11 au 18 février auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française adulte, constitué selon la méthode des quotas.

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