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Mahinur Ozdemir ne se présentera pas aux élections

ELECTIONS 2019

La députée indépendante Mahinur Ozdemir ne figurera pas sur une liste lors des élections du 26 mai. L'élue régionale bruxelloise ne quitte pas la politique pour autant. Elle entend rester engagée sur une série de questions mais d'une façon qui n'est pas encore définie, a-t-elle annoncée à la RTBF

La prestation de serment de la jeune élue cdH en 2009 au parlement bruxellois, la tête couverte d'un foulard, n'était pas passé inaperçue et avait suscité de longs débats sur le port de signes religieux dans une assemblée politique. La députée d'origine turque était alors soutenue par l'ancienne présidente des centristes, Joëlle Milquet. L'accession de Benoît Lutgen à la présidence du cdH a changé la donne. Les relations entre la députée et la direction du parti se sont tendues jusqu'à son exclusion en 2015 pour ses difficultés à reconnaître clairement le génocide arménien. Mme Ozdemir ne regrette pas son choix de porter le voile dans l'exercice de son mandat. "En 2009, j'étais la première. Mais aujourd'hui, il y a d'autres femmes qui me ressemblent, en Suède, aux Etats-Unis. Chez nous, nous avons des conseillères communales qui portent le foulard, une échevine en Flandre... Nous avons des candidates qui portent le voile et se présentent aux prochaines élections. J'ai eu beaucoup de difficultés il y a 10 ans. Mais si c'était à refaire, je l'aurais refait. Je représente des femmes exclues du marché de l'emploi, de l'enseignement. Il y a des femmes voilées, sur-diplômées, qui ne trouvent pas de travail", explique-t-elle. L'élue dit avoir reçu des propositions pour figurer sur des listes mais elle a choisi de ne plus se présenter. "La politique, c'est un mandat, ce n'est pas un job. C'est une fonction qu'on occupe à un moment spécifique. Ce doit être un engagement basé sur des valeurs et un contrat passé avec le citoyen. J'ai reçu des propositions pour figurer sur des listes. Mais j'avais envie de passer à autre chose. Et puis je vois l'arrivée d'une nouvelle génération qui veut s'engager en politique", souligne-t-elle. (Belga)

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