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Meurtre de la joggeuse de Bouloc en 2011: ouverture du procès

Meurtre de la joggeuse de Bouloc en 2011: ouverture du procès
Marche blanche, le 14 février 2012 dans le village de Bouloc où Patricia Bouchon a disparu le 14 février 2011REMY GABALDA

Le procès de Laurent Dejean, accusé d'être le meurtrier de Patricia Bouchon, une joggeuse disparue le jour de la Saint-Valentin 2011 près de Toulouse, s'est ouvert jeudi devant les assises de la Haute-Garonne.

L'accusé, présenté comme "psychotique" pendant l'enquête, s'est présenté devant le jury le regard hagard et comprenant mal les questions du président vers 10H00.

Jugé pour "homicide volontaire", ce plaquiste aujourd'hui âgé de 39 ans encourt trente ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu pour le 29 mars.

Son extraction de la structure psychiatrique spécialisée où il est hospitalisé depuis un mois avait été retardé dans la matinée par le mouvement de protestation des gardiens de prison.

Le 14 février 2011 vers 04H30 du matin, Patricia Bouchon une mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains, était partie faire son jogging quotidien autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse.

Son corps a été retrouvé un mois et demi plus tard, vertèbres et crâne enfoncés.

C'est la diffusion d'un portrait robot, en octobre 2013 qui conduira les enquêteurs sur la piste de Laurent Dejean.

Plusieurs personnes affirment alors le reconnaître, dont son ex-compagne, qui indique aussi aux enquêteurs qu'il avait dû être hospitalisé en psychiatrie juste après la disparition de la joggeuse.

En janvier 2018, l'avocat général de la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse avait toutefois estimé qu'il n'y avait pas, dans le dossier les éléments nécessaires pour un renvoi devant les assises. Ce réquisitoire a été infirmé par le chambre de l'instruction.

Lors de l'enquête, Laurent Dejean a été placé en garde à vue à deux reprises avant d'être finalement mis en examen le 9 février 2015, puis écroué. Il faisait l'objet d'une mesure de curatelle renforcée après plusieurs hospitalisations d'office.

Du côté de la défense, on estime que les charges sont insuffisantes, "comme l'avait estimé l'avocat général". Ses avocats, Guy et Pierre Debuisson envisagent de plaider "l'acquittement", alors que leur client n'a jamais reconnu les faits, ont-ils déclaré jeudi matin.

Sur le banc des parties civiles, où sont assis la fille de Patricia Bouchon, son mari, sa mère, son frère et sa sœur, on espère "des réponses" de l'accusé, ont indiqué Me Lena Baro et Me Stéphane Julliard.

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