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MMA: appel à candidatures lancé auprès des fédérations pour prendre en charge la discipline

MMA: appel à candidatures lancé auprès des fédérations pour prendre en charge la discipline
La ministre des sports Roxana Maracineanu devant l'Elysée le 19 juin 2019 à Parisludovic MARIN
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Le ministère des Sports a lancé lundi la première étape vers la légalisation du Mixed Martial Arts (MMA) en France avec un appel à candidatures auprès des fédérations pour prendre en charge ce sport de combat extrême.

Avec le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt (AMI), les fédérations intéressées pourront remettre leurs dossiers d'ici le 27 septembre. Ceux-ci seront étudiés par un jury de personnalités qualifiées et indépendantes chargé de donner un avis à la ministre des Sports Roxana Maracineanu.

Entre le 2 et le 6 décembre, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) fera également connaître sa position avant une décision finale prévue le 31 décembre.

La fédération choisie obtiendra à partir du 1er janvier 2020 une délégation pleine et entière pendant deux ans sur les volets amateur et professionnel de ce sport qui associe plusieurs disciplines et permet coups de pied, poing, genou et coude, ainsi que des coups au sol, des étranglements et des clés.

"C'est un moment important pour les acteurs du MMA en France et le sport français", a déclaré la ministre des Sports Roxana Maracineanu au cours d'une conférence de presse organisée à l'occasion du lancement de l'AMI. "Cela faisait de nombreuses années que la France faisait figure d'exception. Il fallait prendre en compte cette réalité pour mieux l'encadrer et l'appréhender."

Malgré un nombre de pratiquants estimés à 40.000 dans des centaines de clubs, la France était jusqu'ici le dernier grand pays à interdire le MMA sur son sol alors que ce sport a pris une dimension mondiale sous l'impulsion de la puissante ligue professionnelle américaine, l'Ultimate Fighting Championship (UFC), rachetée en 2016 pour près de 4 milliards de dollars.

L'ancien secrétaire d'Etat aux Sports, Thierry Braillard, avait ainsi pris en octobre 2016 un arrêté interdisant clairement toute compétition, malgré un rapport parlementaire prônant une légalisation progressive. Mais après l'élection d'Emmanuel Macron, l'ancienne ministre des Sports Laura Flessel avait amorcé le tournant, dans lequel s'inscrit Roxana Maracineanu, la ministre actuelle.

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