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Mondial de hand: au tour des garçons!

Un mois après le triomphe des filles à l'Euro, les handballeurs français défendent leur statut de super puissance au Mondial à partir de vendredi à Berlin, où l'objectif sera aussi de gagner un ticket pour les Jeux de 2020.

Doubles tenants du titre, les joueurs de Didier Dinart abordent la compétition dans des conditions un peu moins favorables que les femmes d'Olivier Krumbholz. Leur maître à jouer Nikola Karabatic, convalescent après une opération à un pied, ne sera pas là et ils ne pourront pas compter sur le soutien du public pour rétablir une trajectoire qui a subi un légère inflexion descendante à l'Euro-2018 (médaille de bronze).

L'ambition, toutefois, ne manque pas à ce groupe qui "a de la gueule", pour l'entraîneur-adjoint Guillaume Gille, même sans sa star, et qui a la possibilité, après les médailles d'or de 2015 au Qatar et de 2017 à Paris, de réussir le premier triplé de l'histoire au Mondial. Ce serait le septième sacre pour la France, déjà détentrice du record.

"On n'est pas loin d'avoir un des plus beaux effectifs qu'on ait jamais eu en terme de talent et de qualité à tous les postes. On a vraiment un coup à jouer. On n'est pas les archi favoris mais on a de quoi aller chercher un dernier carré c'est sûr", affirment l'ailier Valentin Porte, qui cite l'Allemagne, le Danemark et l'Espagne parmi les rivaux les plus redoutables.

- L'obsession olympique -

Le "choix de riche" de Didier Dinart a été tellement difficile à faire qu'il doit encore retrancher un joueur d'ici au premier match contre le Brésil vendredi (20h30) pour aboutir à une liste de seize (à laquelle il pourra par la suite apporter trois modifications). Il s'agira probablement d'enlever l'un des six gauchers qui y figurent pour l'instant (Melvyn Richardson, Adrien Dipanda, Valentin Porte, Luc Abalo, Nedim Remili, Dika Mem), sachant qu'il s'agira de toute façon d'un crève-coeur.

Le groupe repose sur de jeunes talents comme le demi-centre Dika Mem, le pivot Ludovic Fabregas et l'arrière Nedim Remili, des joueurs nés entre 1995 et 1997 "à maturité précoce qui ont eu la capacité à brûler les étapes et à être utilisables tout de suite au plus haut niveau", selon Gille, et sur des joueurs déjà confirmés comme le gardien Vincent Gérard, le demi-centre Nicolas Claire ou le pivot Luka Karabatic. Après les retraites de Thierry Omeyer et Daniel Narcisse en 2017, il ne reste plus que trois "vieux", les ailiers Luc Abalo et Michaël Guigou et le pivot et capitaine Cédric Sorhaindo.

Ces trois-là sont les seuls à avoir été champions olympique et c'est pourquoi l'obtention d'un ticket pour Tokyo revêt une telle importance pour cette équipe. "Mon objectif premier, c'est de retourner aux Jeux et de les gagner. Il n'y a que ça qui m'intéresse", dit Porte, l'un des battus de la finale de 2016.

- Choc contre l'Allemagne -

Pour aller directement aux JO sans passer par les toujours stressants tournois de qualification, il faudra être champion du monde. Mais au Mondial, ce ne sera pas tout ou rien. Les nations classées de la deuxième à la septième place disputeront les TQO et les trois demi-finalistes malheureux les organiseront. Pour les recalés, il y aura une nouvelle chance à l'Euro-2020.

Dans ce Mondial coorganisé avec le Danemark, la France est du côté allemand. Des cinq matchs du premier tour à Berlin, c'est celui contre la Mannschaft, mardi prochain, qui sera le plus périlleux, le Brésil, la Corée, la Russie et la Serbie étant nettement en-dessous. Les résultats seront conservés pour une deuxième phase de groupe à Cologne, où les rivaux pour le dernier carré devraient être, outre l'Allemagne, l'Espagne, championne d'Europe, et la Croatie. Les demi-finales sont prévues à Hambourg et la finale à Herning au Danemark le 27 janvier.

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