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Pédophilie: le porte-parole des évêques pour la transparence mais "pas simplement dans l'Eglise"

Pédophilie: le porte-parole des évêques pour la transparence mais
Des personnalités lancent un appel à la création d'une commission d'enquête sur les actes de pédophilie dans l'Eglise catholique en France DAMIEN MEYER

Le porte-parole de la Conférence des évêques de France Olivier Ribadeau-Dumas a déclaré lundi que si une commission d'enquête parlementaire sur la pédophilie devait être créée, elle devrait concerner l'ensemble des institutions en contact avec les jeunes.

"Je suis favorable à tout ce qui peut aider les victimes dans leur écoute, leur accompagnement et dans la restauration de leur vie et tout ce qui peut favoriser la lutte contre la pédophilie", a-t-il affirmé à l'AFP, après la publication ce week-end, à l'initiative du magazine Témoigne chrétien, d'un appel de chrétiens, d'ex ministres, d'avocats, de victimes pour qu'une enquête parlementaire indépendante sur les abus sexuels dans l’Église en France voit le jour.

"Est-ce qu'une commission d'enquête parlementaire peut vraiment faire cela ? Je ne sais pas", a ajouté M. Ribadeau-Dumas, ajoutant: "il ne faut pas oublier que le but, ce doit être avant tout les victimes et pas autre chose".

"S'il devait y avoir une commission d'enquête parlementaire, il me semble qu'elle devrait porter sur l'ensemble du phénomène de la pédophilie, pas simplement dans l'Église, qui est gangrénée par cela, mais dans l'ensemble de la société qui en est marquée, parce que nous savons bien que dans toutes les institutions où il y a des jeunes, il y a aussi de la pédophilie", a ajouté le porte-parole.

Selon lui, dans l'appel lancé par Témoignage chrétien, "il y a des choses qui ne me semblent pas justes: une espèce d'instrumentalisation, peut-être, des propos du Pape, et une négation ou un silence que je trouve très dommageable sur l'ensemble des mesures qui ont été très prises par l'épiscopat français depuis deux ans et demi pour l'écoute, l’accompagnement des victimes, la collaboration avec la justice et le développement de la prévention contre la pédophilie, comme si nous n'avions rien fait depuis deux ans et demi", a-t-il regretté.

Le 20 août, le pape François avait condamné "avec force les atrocités" commises en Pennsylvanie (États-Unis) sur plus de 1.000 enfants par des centaines de prêtres pendant des décennies, dans une lettre adressée au "Peuple de Dieu". A l'avenir, "rien ne doit être négligé" pour éviter que de "telles situations (...) ne puissent être dissimulées et perpétuées", avait-il ajouté.

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