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Philippe veut gagner la "course contre la montre" face à la "colère" des citoyens

Philippe veut gagner la
Le Premier ministre Edouard Philippe, le 5 juillet 2018 à NantesDamien MEYER

Le Premier ministre Edouard Philippe a assuré samedi vouloir gagner la "course contre la montre face à la colère" des citoyens, grâce à "la ténacité" du gouvernement.

"Dans ce monde qui est marqué à son commencement par la colère, ce qui paye in fine, ce qui assure et la gloire et le succès, c'est la ténacité", a-t-il déclaré lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

"Le monde qui vient est un monde dangereux pas seulement sur le mode de la remise en cause du multilatéralisme et des guerres économiques", a-t-il jugé. "C'est aussi un monde dangereux tout court. Et dans un monde dangereux tout court, il est préférable d'être stable sur ses appuis et préparé", a-t-il ajouté.

Soulignant que les sociétés étaient actuellement traversées par une colère "potentiellement dévastatrice", le chef du gouvernement a estimé qu'il fallait "réussir cette course contre la montre" pour l'éteindre.

Et pour cela, il faut "regarder avec lucidité la situation du pays telle qu'elle est", autrement dit "pas réjouissante", a-t-il jugé. "C'est un pays dans lequel depuis très longtemps, il y a eu une forme de renoncement à prendre des décisions parfois difficiles à assumer, parfois difficiles à expliquer".

Citant "un système extrêmement ambitieux en terme de solidarité (...) mais dont on ne peut pas dire que les effets et l'efficacité sont au rendez-vous", ou encore "une école qui ne fonctionne pas comme elle devrait fonctionner", M. Philippe a justifié les réformes du gouvernement, destinées selon lui à faire de la France le pays "le plus compétitif et le plus attractif" d'Europe.

Selon un sondage Elabe paru jeudi, Emmanuel Macron et Édouard Philippe accusent une nette baisse de leur popularité en juin, ne recueillant respectivement que 34% et 31% de la confiance des personnes interrogées, une baisse de six points en un mois.

C'est dans ce contexte que le chef de l'Etat doit revenir lundi devant le Congrès à Versailles pour fixer le cap du gouvernement.

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