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Plan pauvreté: réactions syndicales et associatives

Plan pauvreté: réactions syndicales et associatives
La campagne 2002 de la la journée mondiale du refus de la misère à l'initiative de l'organisation caritative ATD-Quart Monde sur le parvis des droits de l'Homme, à l'esplanade du Trocadéro à ParisMEHDI FEDOUACH
Apprentissage

Voici des réactions d'associations et de syndicats aux mesures du plan pauvreté annoncé jeudi par Emmanuel Macron:

- CGT: "La pauvreté ne mérite pas des déclarations de bonnes intentions. Elle doit être éradiquée", écrit la confédération. "Suivant, à la lettre, la déclaration du président +on dépense un pognon de dingue+, le plan pauvreté, comme tous ceux qui sont mis en œuvre depuis des années, déclare vouloir faire mieux avec moins. On connaît déjà l'efficacité de ce type de plan". (communiqué)

- Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT: "La stratégie présentée apporte de premières réponses allant dans le bon sens. Sa mise en œuvre devra être à la hauteur avec des moyens adaptés. La CFDT poursuivra ce combat pour éradiquer la pauvreté!" (tweet)

- Les Petits frères des Pauvres "déplorent que la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté exclue les personnes âgées" et que "cette stratégie ne comporte aucune mesure de lutte contre l'isolement alors que la pauvreté et la perte d'autonomie renforcent l'isolement et la solitude". "Les dernières mesures prises ont participé d'une précarisation renforcée des personnes âgées disposant de revenus modestes: baisse des APL en 2017, non revalorisation cette année, augmentation de leur participation financière pour les tutelles et curatelles, hausse étalée sur trois ans du minimum vieillesse. Il est urgent que l'Etat donne un signe fort à nos aînés les plus démunis et favorise une société plus inclusive et fraternelle". (communiqué)

- Restos du coeur: la stratégie pauvreté "comporte plusieurs mesures utiles pour faciliter l'accès à l'alimentation des plus démunis et en particulier des enfants: la généralisation des petits déjeuners ou les dispositions en faveur de l'accès aux cantines scolaires vont dans le bon sens, alors que 38 % des bénéficiaires des Restos sont des enfants". (communiqué)

- Union des affaires sociales et familiales (Unaf): elle salue des "approches partagées" (impliquer les familles et agir par l'accès à l'emploi) mais pointe "des conditions de réussite à réunir". "Pour l'Unaf, la clef majeure pour favoriser l'accès ou le maintien dans l'emploi est d'améliorer la conciliation vie familiale-vie professionnelle". "Pour répondre aux besoins des familles, une vision globale de l'accueil de la petite enfance est nécessaire en y incluant un congé parental rénové". (communiqué)

- Droit au Logement: "Rien de neuf sur le logement. Pas un mot sur les APL, soutien à la loi ELAN qui met en place des mesures anti-pauvres, rien pour protéger les victimes des marchands de sommeil ou loger les sans-abris et habitants de bidonville, (la) gentrification des quartiers populaires HLM se poursuit... Macron a oublié de loger les mal-logés. On ne demande pas la charité, juste le respect de la loi DALO et du droit au logement!" (communiqué)

- ATD Quart Monde: l'association "salue un certain nombre de mesures annoncées dont celles visant à favoriser l'accueil des enfants défavorisés en crèches – à condition que des moyens soient déployés pour rejoindre et permettre l'accès des familles les plus éloignées –, la fin des sorties sans solution de l'Aide sociale à l'Enfance et la formation obligatoire jusqu'à 18 ans. ATD Quart Monde s'interroge cependant sur les moyens humains et financiers qui seront alloués à la lutte contre la pauvreté, sachant qu'une part significative des 8 milliards annoncés correspondent à un simple redéploiement de budget". (communiqué)

- Unicef: "Les mesures facilitant l'accès à la garde d'enfants pour les familles les plus pauvres et favorisant la mixité sociale dans les crèches sont cruciales pour réduire les inégalités (...). Ces mesures devront s'accompagner d'un projet éducatif de qualité et d'une meilleure formation des professionnels des établissements d'accueil. Cependant, cette stratégie peine à s'inscrire dans une vision globale, en proposant plusieurs mesures ponctuelles, de caractère uniquement incitatif dans un contexte de forte tension entre les départements et l'Etat, et qui seront déployées sur un nombre limité de territoires - autant de facteurs qui vont nécessiter une vigilance particulière dans la phase de mise en œuvre des mesures prévues". (communiqué)

- Association nationale Territoires zéro chômeur de longue durée: "Alors que l'expérimentation vient d'achever sa première année pleine d'activité, les résultats sont déjà au rendez-vous. La mobilisation du coût du chômage pour financer des emplois durables à travers une création d'activité n'entrant pas en concurrence avec des activités existantes est un succès. Plus de 600 salariés ont été embauchés en CDI dans les entreprises à but d'emploi (EBE). La durée moyenne de chômage subie par ces personnes est de 54 mois". (communiqué)

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