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Plusieurs centaines de migrants évacués du centre de Nantes

Plusieurs centaines de migrants évacués du centre de Nantes
Plusieurs centaines de migrants étaient évacués dans le calme d'un square situé au centre de Nantes où un campement est installé depuis plusieurs moisSébastien SALOM GOMIS

Plusieurs centaines de migrants étaient évacués dans le calme jeudi matin d'un square situé au centre de Nantes où un campement est installé depuis plusieurs mois, pour être acheminés par bus vers plusieurs gymnases mis à disposition par la ville.

"Aux alentours de 600" personnes sont concernées par cette évacuation qui a démarré vers 08H00, a expliqué à l'AFP la capitaine Anne-Sophie Rouland, en charge de la communication à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Les forces de l'ordre --quelque 200 fonctionnaires de police et de gendarmerie-- ont bouclé le square Daviais, un parc arboré bordé d'un hôpital et de voies de tramway, tandis que des représentants de la ville, de la préfecture et de l'Office français d'immigration et d'intégration (Ofii) accompagnaient les migrants vers les bus affrétés.

L'opération, qui intervient après une précédente évacuation menée le 23 juillet, se déroulait dans le calme, de nombreuses personnes étant affairées à démonter les tentes installées sur la place où des migrants ont commencé à arriver dès le printemps.

Les occupants du square avaient été notifiés la veille de la décision du tribunal administratif, selon laquelle toutes les personnes demeurant sur le square Daviais seraient "mise à l'abri" par la commune de Nantes.

Cette décision concerne tous les migrants du square, quelle que "soit leur situation administrative au regard du droit d'asile".

Cependant l'hébergement de ces migrants, en grande majorité des hommes, dans les gymnases de la ville où les autorités ont été enjointes par le tribunal à leur fournir deux repas quotidiens, ne sera que temporaire.

"Dès que possible", l'État et l'Ofii devront les orienter "vers des dispositifs d'accueil correspondant à leur situation administrative", a précisé le tribunal.

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