Entre 1.500 et 3.000 "gilets jaunes" manifestent à Lille

Entre 1.500 et 3.000
Défilé de "gilets jaunes" à Lille le 19 janvier 2019 DENIS CHARLET

Environ 1.500 "gilets jaunes" selon la préfecture du Nord, et 3.000 selon les responsables de la manifestation, ont défilé samedi après-midi dans les rues de Lille pour l'acte 10 du mouvement social, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Après s’être rassemblés place de la République, les manifestants ont parcouru le centre-ville. "Le pouvoir au peuple", pouvait-on lire sur une grande banderole en tête de cortège composé notamment d'une dizaine de femmes grimées en "Marianne".

"Macron démission", "Benalla en prison", "Tout le monde déteste la police", ont scandé les "gilets jaunes", brandissant des drapeaux français et lançant quelques pétards.

"Pas de vraie démocratie sans banque nationale", "stop la dictature financière", "de Pompidou à Macron, 50 ans de paupérisation", pouvait-on aussi lire sur des pancartes.

Thomas, 29 ans, est venu manifester pour la huitième fois pour réclamer "plus" que le grand débat lancé par Emmanuel Macron. "On veut des actes, pas des paroles. Ca me convainc sur la forme, mais pas sur le fond. Concrètement, on veut le rétablissement de l'ISF, plus de pouvoir d'achat et la baisse des taxes", a-t-il listé.

"Ce qui est proposé n'est pas acceptable pour l'instant, le gouvernement semble ne pas comprendre ce que demandent les +gilets jaunes+, c'est surprenant... Il noie le poisson avec des concertations, mais on n'y croit absolument pas", regrette Pierre, retraité.

"Il y a trop d'inégalités entre les gens qui sont en haut et les gens qui sont en bas. Macron ne nous écoute pas et tant qu'il méprisera les gens, nous serons dans la rue", a affirmé Patrice, ouvrier. "Il n'y a qu'une solution, c'est qu'il démissionne", a ajouté à ses côtés Romuald, 49 ans.

Au total, seize personnes ont été interpellées notamment pour "outrage", "jets de projectiles" et "maintien dans un attroupement malgré les sommations d'usage", a indiqué la préfecture du Nord à l'AFP précisant que sept d'entre elles étaient actuellement en garde à vue.

Dans les Hauts-de-France, une cinquantaine de personnes ont manifesté à Amiens, 300 à Noyon, environ 180 à Boulogne-sur-Mer, une centaine à Calais et 70 à Caudry, selon les préfectures des départements.

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