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Présidentielle: Pécresse et Wauquiez orchestrent leurs retrouvailles

Présidentielle: Pécresse et Wauquiez orchestrent leurs retrouvailles
Valérie Pécresse, Michel Barnier et Laurent Wauquiez à Paris, le 20 juillet 2021Ludovic MARIN
 
France2022
 

Opération retrouvailles pour Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, qui ont affiché leur unité vendredi en Haute-Loire pour "gagner ensemble" la présidentielle, et tourner le dos au passé alors que la candidate des Républicains insiste sur la sécurité dans son discours.

"L'accueillir ici est un symbole de mon soutien et de mon engagement total aux côtés de Valérie", a assuré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes après une visite de la maison de santé de la petite ville de Dunières.

"Je serai totalement engagé à ses cotés dans cette campagne parce que c'est la seule chose qui m'intéresse", a-t-il ajouté en soulignant que "l'enjeu pour nous, c'est la présidentielle".

"On va gagner ensemble, c'est moi qui vous le dis", a lancé Valérie Pécresse, en saluant "un grand président de région". Laurent Wauquiez aura "un rôle pilier" dans sa campagne à la tête du comité de soutien des élus, a-t-elle ajouté devant une nuée de caméras avides d'immortaliser ces images de concorde.

Laurent Wauquiez avait déjà promis son engagement dans une interview peu après l'investiture de Mme Pécresse, en décembre.

Mais c'est la première fois que la candidate, qui avait rendu à M. Wauquiez une visite privée début décembre, organisait avec lui une sortie publique.

Car si elle a entrepris de visiter chacun de ses soutiens - depuis Eric Ciotti début décembre jusqu'à Aurélien Pradié mercredi - l'affiche avec Laurent Wauquiez prenait une symbolique particulière compte tenu des crispations passées.

En juin 2019, Mme Pécresse avait quitté LR en dénonçant un parti "cadenassé de l'intérieur, dans son organisation, mais aussi dans ses idées". Elle s'était auparavant inquiétée d'un "rétrécissement" du parti alors dirigé par M. Wauquiez.

"C’était une vraie détestation", se souvient un soutien de la candidate, "elle trouvait qu’il incarnait une droite radicale, trop clivante".

Vendredi, Laurent Wauquiez l'a martelé: Valérie Pécresse "a fait un début de campagne très important qui consistait à tourner les pages du passé".

Souvent vue comme porteuse d'une vision libérale à droite, la fondatrice de Libres! fait pourtant entendre dans sa campagne un ton très ferme sur le régalien, aux côtés d'Eric Ciotti.

- "Star" -

Parlant de "restaurer la fierté française", promettant d'intensifier les "charters" de sans-papiers ou de "ressortir le Karcher" contre les délinquants, elle affiche aussi sa volonté de revaloriser le travail.

"Sur le fond, elle est exactement sur la ligne de Laurent Wauquiez il y a deux ans", se félicite-t-on dans l'entourage du président de région Auvergne-Rhône-Alpes.

Si M. Wauquiez, qui a démissionné de la tête de LR en 2019, a renoncé à se présenter à la présidentielle 2022, il garde un statut particulier dans le parti.

"Pour les militants, c'est la star, à la rentrée des jeunes il n'a même pas eu à ouvrir la bouche que c'était l’émeute", se souvient un soutien de Mme Pécresse.

A trois mois de la présidentielle, alors que la droite a enfin une chance d'accéder au second tour, Laurent Wauquiez "a aussi intérêt à montrer qu'il veut jouer collectif, alors qu'il a toujours été vu comme perso. Et il sait qu’après dix ans dans l’opposition, si on perd encore, la famille politique explose", ajoute ce soutien.

Pour Valérie Pécresse, il s'agit de rassembler le plus largement possible, avant une journée samedi consacrée aux Centristes et à l'UDI.

"On a besoin de la droite urbaine, libérale, plutôt européenne, proche de gens partis chez Macron mais qui peuvent revenir, et de la droite bonapartiste, patriote, enracinée, qualifiée parfois de droite dure, que Laurent Wauquiez incarne, et qui voisine avec des gens partis chez Zemmour, voire Le Pen", assure un autre soutien de la candidate.

Entamant sa visite vendredi par la maison de santé, Mme Pécresse a égrené ses propositions : "moins de paperasse et de bureaucratie", "libéraliser le cumul emploi-retraites", envoyer "4.000 jeunes médecins" dans des zones sous-dotées à la fin de leurs études...

Elle devait ensuite, toujours accompagnée de M. Wauquiez, visiter la cathédrale du Puy-en-Velay avant une réunion publique vers 15H00.


 

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