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Proviseur agressé: les deux jeunes condamnés à des travaux d'intérêt général

Proviseur agressé: les deux jeunes condamnés à des travaux d'intérêt général
Un élève découvre ses résultats au bac à ParisMARTIN BUREAU
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Les deux jeunes interpellés lundi pour avoir menacé et violenté le proviseur d'un lycée d'Athis-Mons (Essonne), après avoir échoué au baccalauréat, ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel d'Evry à 105 et 140 heures de travaux d'intérêt général.

Riyad B., 19 ans, connu de la justice, a été condamné à 105 heures de travaux d'intérêt général pour avoir menacé le proviseur de ce lycée de la banlieue sud de Paris.

Son camarade, Bokar L., 18 ans, à lui été condamné à 140 heures de travaux d'intérêt général pour lui avoir assené un coup de poing.

Si ces peines ne sont pas accomplies, elles peuvent donner lieu à trois mois d'emprisonnement.

Le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du parquet qui avait demandé des peines d'emprisonnement de 6 à 8 mois avec sursis à l'encontre des deux jeunes.

Les faits se sont déroulés lundi en fin d'après-midi.

Alors qu'ils pensent tous deux avoir réussi leurs oraux de rattrapage du baccalauréat, ils apprennent, en arrivant au lycée, qu'ils ont en réalité échoué à 0,10 point pour l'un, et 2 points pour l'autre.

"Dépité", "en colère", ils cherchent alors à retrouver les membres de leur jury "pour leur demander des explications". Mais c'est le proviseur du lycée, qui, en entendant des cris dans le hall, se précipite à leur rencontre.

Une table en verre est renversée et le proviseur, qui tente de les faire sortir de l'établissement, est menacé et frappé au visage. "Je vais te casser la gueule, je vais revenir tous les jours pour trouver l'enseignant et brûler l'établissement", a alors lancé Riyad B., selon des propos rapportés par des témoins et lus par le président.

"Mes propos ont mal été interprétés", a indiqué le jeune homme lors de la comparution. "J'étais énervé, mais jamais je n'ai pensé ce que j'ai dit", s'est-il défendu depuis son box.

Bokar L., a nié avoir assené un coup poing au proviseur, mais a admis "l'avoir repoussé".

"J'étais dépité, a-t-il expliqué, tête baissée. Quand j'ai passé mon oral, le jury m'a mis en confiance, m'a dit que c'était très bien. J'ai pas compris quand on m'a dit que je n'avais pas le bac".

Dans son réquisitoire, la procureure, a appelé les deux jeunes à "assumer" leurs actes. "Ce n'est pas parce qu'on est énervé que l'on peut être violent", a-t-elle dit.

Au contraire, l'avocate de la défense a défendu des jeunes qui ont eu "une réaction à l'instant T, dans un moment particulier, de tension".

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