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Réduction des aides à l'emploi: Pavageau dénonce une politique "inégalitaire"

Réduction des aides à l'emploi: Pavageau dénonce une politique
Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, le 1er mai 2018GEOFFROY VAN DER HASSELT

Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, a qualifié lundi sur RTL de "politique inégalitaire", la réflexion du gouvernement autour d'une réduction les aides sociales à l'emploi dans l'hypothèse de créations suffisantes d'emplois dans le privé.

"C'est pas parce que vous avez de la création d'emplois (...) que pour celles et ceux qui n'ont pas la chance d'en trouver il faudrait leur baisser leurs droits", a réagi le secrétaire général de FO.

"Encore une fois, c'est une politique inégalitaire, avec une logique du chacun pour soi", a encore dit le leader syndical, y voyant aussi une politique "pour les 10, 5% de premiers de cordée", qui "ont coupé la corde depuis bien longtemps".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré dimanche que le gouvernement envisageait de réduire les aides sociales à l'emploi dans l'objectif de baisser les déficits publics, s'il y a suffisament de créations d'emplois dans le privé. Il n'a pas précisé les aides sociales visées.

Pascal Pavageau s'est également dit opposé à une deuxième journée de solidarité, évoquée récemment par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le président Emmanuel Macron comme piste parmi d'autres pour financer la prise en charge de la dépendance.

La "journée de solidarité" envers les personnes âgées, travaillée mais non payée aux salariés, décidée après la canicule meurtrière de 2003, et initialement fixée le lundi de Pentecôte, est devenue "du grand n'importe quoi", a estimé M. Pavageau, évoquant "pas loin de 10 modèles différents pour la traduire dans les faits".

Il a appelé le gouvernement à organiser "un vrai débat national sur le sujet.

"Il y a un problème de dépendance", qui "mériterait une politique publique financée de manière spécifique en lien avec la sécurité sociale", a-t-il souligné.

Pour lui, une éventuelle deuxième journée serait une "façon détournée" et "cosmétique" de répondre "à un vrai problème général et collectif".

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