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Remous autour de gestes d'un Insoumis à l'égard de la ministre Brune Poirson

Remous autour de gestes d'un Insoumis à l'égard de la ministre Brune Poirson
Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique, à l'Assemblée nationale, le 1er août 2018GERARD JULIEN

Des gestes équivoques du député Insoumis Ugo Bernalicis à l'égard de la secrétaire d'Etat Brune Poirson, mercredi dans l'hémicycle de l'Assemblée, ont donné lieu à de vives réactions au sein du gouvernement, par tweets interposés.

Alors que la secrétaire d'Etat à la Transition écologique répondait durant les questions au gouvernement à Mathilde Panot (LFI) sur le "jour du dépassement", date à laquelle l'ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an sont épuisées, M. Bernalicis a mimé des baisers, ont rapporté des sources parlementaires.

"Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s'expriment... Sororité", s'est indignée sur Twitter la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa, dont le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles doit être adopté définitivement par le Parlement dans la soirée.

"Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance. Vous préférez instrumentaliser cela. Pitoyable", lui a rétorqué M. Bernalicis sur le même canal.

"Instrumentaliser la lutte anti sexiste pour cacher le vide de votre politique est indigne des désaccords politiques que nous exprimons respectueusement", a aussi lancé Mme Panot.

"Affligé par l’attitude de mépris teintée de misogynie affichée par @JLMelenchon @ericcoquerel et @alexiscorbiere lors d’une réponse de @brunepoirson sur le changement climatique... À quand un comportement indifférencié selon le sexe des ministres?", a renchéri le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors que la secrétaire d'Etat serait, selon son entourage, régulièrement la cible de paroles sexistes à l'Assemblée.

"@brunepoirson répond avec une morgue incroyable à ma collègue @MathildePanot et il voit de la misogynie à notre indignation", a répondu au porte-parole Alexis Corbière.

Interrogé par BFMTV à la suite de cette séance, le président de l'Assemblée François de Rugy (LREM) a condamné des "dérapages" dans l'hémicycle, et invité les députés à "faire attention à l'image qu'ils renvoient d'eux-mêmes".

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