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Rodez: le chef de la police municipale mortellement poignardé 

Rodez: le chef de la police municipale mortellement poignardé 
Le chef de la police municipale de Rodez est décédé après avoir été blessé de plusieurs coups de couteau dans le centre villeJEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Le chef de la police municipale de Rodez est mort jeudi après avoir été frappé de plusieurs coups de couteau en plein centre ville, a indiqué le maire de la préfecture de l'Aveyron.

Selon une source proche du dossier, l'agresseur présumé a été interpellé peu après les faits à proximité de l'Hôtel de ville.

Pascal Filoe, "père de trois enfants", était directeur général adjoint de la ville de Rodez, en charge notamment de la police municipale, a précisé à l'AFP le maire de Rodez, Christian Teyssèdre.

"L'agresseur était connu des services de police. Il avait notamment dégradé la porte de l'Hôtel de ville le 11 avril dernier", a encore indiqué M. Teyssèdre.

Selon le site de Centre Presse, qui a révélé l'affaire, les faits se sont déroulés en pleine rue vers 10h30, et le fonctionnaire "en état d'urgence absolue" avait été transporté vers l'hôpital de Rodez où il a succombé à ses blessures.

L'agression a eu lieu dans une petite rue longeant la mairie, une voie qui a très vite été fermée par des cordons de police.

Cette agression mortelle du responsable de la police municipale en plein jour et au centre de la paisible préfecture de l'Aveyron a immédiatement suscité de nombreuses réactions, dont celle du ministre de l'Intérieur.

"Je partage la douleur des habitants de Rodez après l'attaque ignoble qui a visé le responsable de leur police municipale. Mes premières pensées vont à sa famille et ses proches. Soutien à ses collègues éprouvés et aux policiers nationaux qui ont immédiatement interpellé l'individu", a écrit sur Twitter Gérard Collomb.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, la capitale régionale, s'est dit "consterné et abasourdi". "C’est insoutenable de voir des représentants de nos forces de police, qui méritent gratitude et respect, victimes de tels actes inqualifiables", a-t-il souligné. Plusieurs députés ont également fait état de leur émotion.

Le maire de Nice Christian Estrosi s'est pour sa part déclaré "indigné". "Nos policiers municipaux comme nationaux sont victimes chaque jour d’attaques dans des conditions de travail très difficiles", a-t-il insisté sur Twitter.

La préfecture de l'Aveyron a annoncé dans un communiqué "qu'une cellule d’urgence médico-psychologique était activée à partir de 14h00 à l’Hôtel de ville", soulignant qu'un appel à témoin a été lancé.

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