Roland-Garros: Garcia et Mladenovic en sens inverse depuis leurs quarts

Roland-Garros: Garcia et Mladenovic en sens inverse depuis leurs quarts
La Française Caroline Garcia lors du tournoi d'Indian Wells, le 12 mars 2018MATTHEW STOCKMAN

Caroline Garcia et Kristina Mladenovic suivent des trajectoires opposées depuis un an et leur accession aux quarts de finale à Roland-Garros. En 2018, la première est installée dans le top 10, alors que la seconde, 30e, espère rebondir à Paris.

N.7 mondiale, Garcia est la mieux classée de son pays, messieurs et dames confondus, et porte sur ses épaules les meilleures chances françaises après une préparation sur terre battue plutôt réussie.

Dans l'ordre, la Lyonnaise de 24 ans a atteint les demi-finales à Stuttgart et à Madrid, puis les quarts de finale à Rome. "C'est une chance, une opportunité d'être là en tant que joueuse du Top 10, ça veut dire que j'ai mes chances dans ce tournoi", dit-elle.

Difficile d'en dire autant pour Mladenovic. Encore onzième fin 2017, la Nordiste de 25 ans est tombée à la 30e place, une position qui ne l'a pas mise à l'abri d'un gros poisson dès les premiers tours. Au troisième plane justement l'ombre de la N.1 mondiale Simona Halep, alors que Garcia ne croisera pas la Roumaine avant les quarts de finale.

Une sortie précoce et Mladenovic pourrait dévisser encore au classement. "Plutôt que de penser aux points (à défendre), je veux plutôt refaire un beau tournoi où j'ai beaucoup d'ambitions", affirme l'intéressée dont les dernières prestations n'ont pas été rassurantes. Elle ne compte que trois victoires en huit matches sur terre battue cette saison.

Le dernier à Rome, où elle a dû abandonner d'entrée face à la Lettone Anastasija Sevastova après avoir éclaté en sanglots, avait même inquiété. "J'avais des vertiges, j'étais malade. Cela s'est réglé rapidement et j'ai pu disputer le double le lendemain avec Timea (Babos, sa partenaire). Maintenant c'est loin. J'ai vraiment commencé une bonne préparation depuis dimanche dernier", explique l'ancienne N.1 française, restée la leader de l'équipe de France de Fed Cup en l'absence de Garcia.

- La période faste de "Mlade" -

Depuis l'an passé, la Lyonnaise décline les sélections pour privilégier sa carrière individuelle. Un choix rudement critiqué par Mladenovic, avec laquelle elle avait fait équipe en double et notamment conquis Roland-Garros en 2016.

"Je ne sais pas si les gens se rendent compte que, oui, nous avons eu une carrière extraordinairement fructueuse en double, mais qu'en dehors du tennis, nous n'avons jamais rien partagé", avait-elle affirmé l'an passé à Paris où elle sortait de la période la plus faste de sa carrière.

En trois mois, "Mlade" avait conquis un titre (Saint-Pétersbourg) et disputé trois autres finales (Acapulco, Stuttgart, Madrid). Garcia, elle, cherchait désespérément à franchir un palier et avait été freinée pendant un mois, entre avril et mai, par un problème lombaire (inflammation du nerf sciatique).

Après Roland-Garros, les courbes se sont inversées. Mladenovic s'est blessée à Wimbledon (genou), et a enchaîné les défaites, quinze de suite entre juillet 2017 et janvier 2018.

- La "prise de conscience" de Garcia -

Pendant ce temps-là, Garcia décollait en décrochant ses deux plus grands titres à Wuhan et Pékin (l'équivalent d'un Masters 1000 chez les messieurs) et un billet pour le Masters achevé en demi-finales à Singapour.

"Ce n'était pas vraiment un déclic, plus une prise de conscience", affirme Garcia. "Quand j'ai fini Roland-Garros la saison dernière, ça m'a donné encore plus de motivation pour continuer à travailler dur et jouer des matches comme ça. Cela m'a conforté dans l'idée que j'avais envie de vivre ce genre de moments et que, malgré les difficultés parfois, ça vaut le coup", poursuit la N.1 française qui débutera par un match abordable face à la Chinoise Ying-Ying Duan.

Mladenovic s'attend elle à "un premier tour difficile" contre l'Allemande Andrea Petkovic, ancienne demi-finaliste à Paris (2014). L'ex-N.9 mondiale est descendue au 107e rang mais n'a jamais perdu contre la Nordiste en quatre duels, dont deux sur terre.

Vos commentaires