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Starligue de hand: "La lutte pour le titre, ça va se limiter à trois", estime Valentin Porte

Starligue de hand:
Le capitaine de Montpellier Valentin Porte (g) lors du match face à Flensbourg en quart de finale de Ligue des champions le 29 avril 2018PASCAL GUYOT

"La lutte pour le titre, va se limiter à trois", a estimé Valentin Porte, promu capitaine de Montpellier pour cette saison, vainqueur de la Ligue des champions et qui partira à la quête du titre national remporté pour la dernière fois en 2012.

Q: Champion d'Europe, vice-champion de France et désormais capitaine de Montpellier: comment abordez-vous ce début de saison?

R: "On a hâte. On va être attendu en Championnat de France et en Ligue des champions, on en a conscience. On est prêt à faire face, mais ça ne veut pas dire que l'on va déjouer tous les pièges, la fatigue, et que l'on va tout gagner. On est 19 joueurs professionnels, donc on peut jouer sur plusieurs tableaux. On peut faire de belles choses avec cette équipe. En étant capitaine, j'ai aussi des obligations et des devoirs. Je vais devoir apprendre. Je vais essayer de m'appuyer sur les conseils avisés de Michaël Guigou et des plus expérimentés pour m'aider dans ce nouveau rôle, et échanger avec Patrice Canayer."

Q: La Starligue a acquis la réputation de championnat le plus dense au monde. Voyez-vous un autre club pour embêter le trio Paris-Montpellier-Nantes et se mêler à la lutte pour le titre national?

R: "Nous embêter, il y en a beaucoup mais jouer le titre, je ne pense pas. Aujourd'hui n'importe quel club peut nous battre. Aix nous a battus, on a lutté à domicile contre Tremblay en début de saison dernière. Sur la longueur, ce genre de club peut s'essouffler et connaître plus de difficultés que nous. Mais sur un match, ils peuvent nous faire perdre le titre. C'est ce qui s'est passé pour nous la saison dernière. Pour la lutte pour le titre, ça va se limiter à trois, j'en suis persuadé. Le championnat est le titre le plus compliqué à aller chercher, parce que c'est sur neuf mois et le moindre petit faux pas peut flinguer tout ce que l'on a fait depuis le début de la saison."

Q: Gardez-vous des regrets sur la saison passée et ce titre national qui vous échappe sur la fin?

R: "C'est cruel mais c'est beau, c'est le sport. Ça nous donne encore plus faim pour la suite, parce que l'on a encore tellement de trophées à aller chercher. Cette équipe a encore soif de victoires, de titres. Elle est encore jeune, donc on va se construire autour de ça pour aller chercher ce genre de trophée. Un titre de champion de France, avec l'arrivée du PSG, on sait que c'est compliqué et ce n'est peut-être pas tous les jours que l'on aura l'occasion de l'avoir. Quand on passe si près, c'est rageant. Mais on laisse ça derrière nous, on range ça dans les archives et on se projette sur la suite."

Propos recueillis au cours d'un point presse.

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