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Starligue de hand: Nantes ne se cache plus

Starligue de hand: Nantes ne se cache plus
L'entraîneur de Nantes Thierry Anti lors du quart de finale de Ligue des champions face au Skjern Handbold le 22 avril 2018CHARLY TRIBALLEAU

Sympathique outsider du handball français ces dernières années, le HBC Nantes entend bien désormais assumer sa place parmi l'élite en ne visant rien de moins que le titre de champion cette saison.

"On vise la première place ! Si on est exigeant avec nous-mêmes, si on veut faire mieux que l'an dernier, on ne peut pas se contenter de dire qu'on joue un top 3", explique l'entraîneur Thierry Anti, 59 ans, qui affiche une motivation de jeune premier au moment d'entrer dans sa dixième année avec le "H".

Troisième en 2015-2016 et la saison dernière, deuxième en 2016-2017, Nantes ne se contentera plus de podiums. En revanche, les violets ont encore beaucoup de place dans leur armoire à trophées qui abrite le Trophée des champions et la Coupe de France 2017.

- Stabilité de l'effectif -

Nantes pourra compter sur un budget en hausse de plus de 10% - de 6,3 M € à 7 M € - mais aussi sur son incroyable public: le club reste sur 16 matches consécutifs à guichets fermés et les places de son quart de finale de Ligue des champions contre les Danois de Skjern s'étaient vendues en vingt minutes chrono.

Pour la présente saison, il en est déjà à 2.300 abonnés plus 1.200 VIP dans le palais des Sports de Beaulieu rénové (5.400 places) que le "H" va retrouver après trois ans d'exil à la Trocardière.

Sur le plan de l'effectif le HBC Nantes a joué la stabilité cet été. L'ailier gauche espagnol Valero Rivera (et gendre de Thierry Anti) est revenu dans la Cité des Ducs après deux ans à Barcelone, remplacer l'Allemand Dominik Klein, jeune retraité. Et Florian Delecroix, prêté à Cesson-Rennes l'an dernier, complétera un poste d'arrière droit très fourni avec le Macédonien Kiril Lazarov et l'Espagnol Eduardo Gurbindo.

L'effectif de dix-huit joueurs professionnels ne sera pas un luxe quand on double championnat et poule haute de Ligue des champions, mais il faudra le gérer.

"Il faut que les joueurs s'attendent à un nouveau coaching de match, de compétition. Je vais parfois peut-être laisser des joueurs au repos ou leur dire qu'ils seront là seulement au cas où", avertit le coach.

- Objectif régularité -

Mais pour franchir un cap, Nantes devra surtout s'appuyer sur les leçons du passé et tout particulièrement de la douche écossaise du Final Four de Cologne où le "H" avait terrassé l'ogre PSG en demi-finale avant de céder face à son meilleur ennemi, Montpellier (32-27).

Cette finale, Thierry Anti a eu le temps d'y penser durant les quinze jours qu'il a passés en solitaire sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

"Je sais très bien pourquoi nous l'avons perdue", explique aujourd'hui le coach du HBC Nantes, et le constat est sans appel: "j'aurais tendance à dire que par rapport au jeu que j'ai mis en place il y a deux ans on est arrivé au bout". "Je pense que la défaite en finale de la Ligue des champions leur a ouvert les yeux", ajoute-t-il en parlant des joueurs.

Le gros chantier nantais sera de faire preuve de régularité, alors que le "H" passe avant tout pour une équipe de coupe et de "coups". Pour cela, ses gardiens (Cyril Dumoulin et Arnaud Siffert) devront afficher un niveau de performance plus constant.

Les partenaires du capitaine Rock Feliho devront également se montrer moins dépendants de leur pivot Nicolas Tournat et enfin retrouver une défense moins perméable.

Une mue ambitieuse, donc, mais après tout, Nantes n'est jamais aussi bon que quand il est attendu au tournant.

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