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Tennis: le jugement du patron de la FFT repoussé au 17 avril

Tennis: le jugement du patron de la FFT repoussé au 17 avril
Le président de la FFT Bernard Giudicelli lors de son audience au PalaIs de justice de Bastia, le 30 janvier 2018 PASCAL POCHARD-CASABIANCA
sport

Le tribunal correctionnel de Bastia a repoussé mercredi au 17 avril son délibéré dans le procès pour favoritisme du président de la Fédération française de tennis Bernard Giudicelli, poursuivi dans un dossier lié à la construction d'un centre de tennis près de Bastia.

A l'audience fin janvier, la procureure Frédérique Olivaux-Rigoutat avait requis contre Bernard Giudicelli et Paul Navari, maître d’œuvre du chantier visé et jugé pour complicité, une peine de six mois de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 5.000 euros, également assortie de sursis.

M. Giudicelli est poursuivi pour un défaut de publicité lors de la construction en 2013, alors qu'il présidait la Ligue corse, d'un centre de tennis pour les jeunes à Lucciana, près de Bastia, un marché de 2,8 millions d'euros subventionné à 50% par la Collectivité territoriale de Corse (CTC). Cette subvention à 50% par une institution publique est la limite à partir de laquelle une mise en concurrence transparente des entreprises doit avoir lieu.

Un entrepreneur s'estimant lésé avait porté plainte, affirmant ne pas avoir eu connaissance du marché. La Ligue corse avait fait paraître l'appel d'offre seulement sur son site web et non dans un journal professionnel.

Lors de son procès, Bernard Giudicelli, élu en février 2017 à la tête de la FFT, s'était dit "écoeuré": "La seule chose que j'ai favorisée, c'est le tennis" corse. Les avocats de MM. Giudicelli et Navari avaient plaidé la relaxe, avançant que le favoritisme n'était pas constitué.

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