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Tribune de Faure (PS), Laurent (PCF) et de chercheurs pour taxer les multinationales

Tribune de Faure (PS), Laurent (PCF) et de chercheurs pour taxer les multinationales
Le secrétaire général du Parti Socialiste lors d'un rassemblement le 8 septembre 2018 à Le Relecq-Kerhuon dans le FinistèreFRED TANNEAU

Olivier Faure et Pierre Laurent signent avec des chercheurs, dont l'économiste Thomas Piketty, une tribune publiée lundi dans Le Monde, demandant que les multinationales comme Nike ou Total paient "leurs impôts là où elles font leur chiffre d’affaires".

"Pourquoi ne taxer que les Gafa ? McDonald’s, Nike, Fiat et Total n’utilisent-ils pas eux aussi les paradis fiscaux à grande échelle ?", se demandent les 24 signataires de la tribune qui interpellent le gouvernement français.

"Nous proposons que chaque société domiciliée à l’étranger, vendant des biens ou des services en France pour un montant excédant 100 millions d’euros, paie l’impôt sur les sociétés en France, qu’elle possède un établissement stable en France ou non", déclarent les signataires dont Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, Boris Vallaud député PS, Pierre Laurent, président du Conseil national du Parti communiste, et l'économiste Thomas Piketty.

"Ce principe simple, l’Europe devrait l’adopter, en faire son combat acharné en instituant un impôt commun sur les sociétés", propose le collectif composé également de politistes comme Loïc Blondiaux et Frédérique Matonti et du constitutionnaliste Dominique Rousseau.

Selon eux, c'est "l’autre affaire du siècle, vile et insidieuse", car "les paradis fiscaux de quelques-uns sont l’enfer de tous les autres".

"Quand les plus grandes fortunes mondiales et les multinationales échappent à l’impôt, quand les petits paient pour les gros, avec parfois la complicité coupable des Etats, les milliards manquent à la santé, à l’éducation, à l’environnement. La maison brûle et on regarde ailleurs", lancent-ils.

La taxe Gafa (acronyme pour Google, Amazon, Facebook et Apple), qui sera débattue début avril à l'Assemblée nationale, concerne les entreprises qui font un chiffre d'affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d'euros dans le monde et de plus de 25 millions d'euros en France.

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