Pompiers morts dans l'explosion à Paris: la cagnotte lancée pour soutenir leurs familles dépasse les 150.000 euros

Pompiers morts dans l'explosion à Paris: la cagnotte lancée pour soutenir leurs familles dépasse les 150.000 euros

Le bilan de la violente explosion survenue samedi dans le centre de Paris s'est alourdi à quatre morts après la découverte, dimanche, du corps d'une femme dans les décombres où les pompiers étaient toujours à pied d'oeuvre pour déblayer les bâtiments endommagés.

Une cinquantaine de personnes ont également été blessées (neuf grièvement dont un sapeur-pompier et 45 légèrement), dont plusieurs touristes étrangers présents dans ce quartier qui compte de nombreux hôtels.

Les pompiers de Paris ont lancé une cagnotte pour soutenir les familles des deux sapeurs-pompiers tués dans l'explosion, Simon Cartannaz et Nathanaël Josselin. Ce dimanche vers 22h15, la cagnotte a dépassé les 150.000 euros, avec un total de plus de 5.000 donateurs.

"Nos deux camarades, le caporal-chef Simon CARTANNAZ et le sapeur de première classe Nathanaël JOSSELIN, sont gravement touchés. Evacués en arrêt cardio-respiratoire et malgré les soins rapides prodigués, ils n’ont malheureusement pas survécu à leurs blessures", expliquent les responsables de la cagnotte. "La brigade de sapeurs-pompiers de Paris exprime sa profonde tristesse face à ce drame. Elle s’associe à la douleur des familles, à celle de leurs proches, du centre de secours Château-d’Eau de la 8e compagnie d’incendie et de secours et leur adresse ses plus sincères condoléances", est-il encore écrit.


Des hommages sur les lieux du drame

Au lendemain du drame, des personnes sont venues déposer des bouquets de fleurs pour les victimes. Et notamment Soufiane, greffier de 28 ans, qui habite dans la rue et a porté secours samedi à des blessés. Son bouquet porte un mot : "Pour Laura". "C'est pour la touriste espagnole (décédée), pour qu'on mette un nom, pour qu'on ne l'oublie pas", glisse-t-il, ému.

"Dès que j'ai entendu le bruit, je suis sorti voir ce qui se passait. J'ai entendu cette Espagnole qui appelait à l'aide", raconte-t-il. "Elle avait la tête en sang... On l'a mise à l'hôtel Mercure et deux médecins sont intervenues, c'étaient des civiles, elles étaient encore en pyjama, et elles ont prodigué le massage cardiaque. Quand le Samu l'a emmenée, elle était encore en vie..."

Simeon Sharp, pompier anglais à la retraite en vacances à Paris, est venu avec des roses : "J'ai été pompier durant 32 ans et c'est la pire des nouvelles. Je comprends ce que les proches et les collègues peuvent ressentir".

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