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Une campagne pour sensibiliser les témoins de violences sexuelles

Une campagne pour sensibiliser les témoins de violences sexuelles
La secrétaire d'Etat à l'Eglité femmes-hommes Marlène Schiappa le 21 mars à l'Elysée à ParisLUDOVIC MARIN
Internet

Médecin, policier, collègue, voisin... Le secrétariat d'Etat à l'Egalité femmes-hommes lance mardi sur internet le troisième volet d'une campagne de sensibilisation contre les auteurs de violences sexistes et sexuelles, axée cette fois sur "le rôle central" des témoins.

"Je suis médecin. J'ai constaté de nombreux bleus sur son corps", "Je suis DRH. Elle est venue me confier les gestes déplacés d'un collègue", "Je suis un passager du métro. Je me suis interposé quand il a commencé à la toucher": à travers cinq saynètes, ce dernier volet de la campagne numérique "Arrêtons-les !" veut mettre à l'honneur les témoins qui agissent pour la protection des victimes.

"Dans les affaires d'agressions sexuelles et de harcèlement, les témoins jouent souvent un rôle central: ce sont eux qui extirpent les victimes d'une situation dangereuse, qui révèlent un lourd secret, qui détectent les traces de violences, qui sonnent l'alerte auprès des forces de l'ordre, auprès de leur hiérarchie", explique dans un communiqué la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa.

Dans le sillage de l'affaire Weinstein, les plaintes pour viols et agressions sexuelles ont fortement augmenté l'an dernier en France, notamment au dernier trimestre (+30%). Des associations d'aide aux victimes ont également enregistré une forte hausse des appels et dossiers traités, se disant régulièrement "débordées".

"Si les femmes osent davantage parler, il faut que les pouvoirs publics et l'ensemble de la société soient aussi en capacité de les écouter et de leur venir en aide", poursuit Mme Schiappa, enjoignant les citoyens à "témoigner, intervenir".

Cette campagne est diffusée à partir de ce mardi sur le site internet et les pages Twitter et Facebook du secrétariat d'Etat.

Le premier volet, lancé fin octobre, visait les auteurs d'agressions sexistes ou sexuelles, et le deuxième, mis en ligne fin novembre, ciblait les violeurs.

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