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Une jeune femme porte plainte pour un viol collectif à la sortie d'une discothèque: des vidéos sont ensuite diffusées sur les réseaux sociaux

Une jeune femme porte plainte pour un viol collectif à la sortie d'une discothèque: des vidéos sont ensuite diffusées sur les réseaux sociaux
Image d'illustration

La police française était jeudi à la recherche des auteurs du viol collectif d'une jeune fille à la sortie d'une discothèque près de Toulouse (sud-ouest) dont des vidéos ont ensuite été diffusées sur les réseaux sociaux.

Les auteurs de ce crime sont en fuite, selon une source proche du dossier. "On a besoin de calme et de discrétion", a-t-elle souligné, déplorant la répercussion de certaines images sur internet. L'enquête, ouverte par le parquet de Toulouse pour "viol aggravé en réunion" , a été confiée à un juge d'instruction. La victime, qui a porté plainte et été entendue par les gendarmes, est une jeune femme de 19 ans.

Elle a raconté dans un entretien à la radio locale Radio Capitole avoir été violée samedi soir par "5 ou 6" personnes qu'elle ne connaissait pas sur le parking d'une discothèque de Balma, banlieue résidentielle de Toulouse. "Ça s'est passé rapidement, j'ai certains de trous de mémoire", a-t-elle expliqué lors de cet entretien, pensant avoir été droguée. Lundi, "au moins deux vidéos" montrant le viol ont été diffusées sur les réseaux sociaux, d'abord Snapchat puis Twitter.

Ces images ont été depuis bloquées par la plateforme Pharos du ministère de l'Intérieur dédiée à la traque des contenus illicites circulant sur internet. Dans les vidéos, on peut voir la victime subir les assauts de quatre hommes âgés apparemment d'une vingtaine d'années.

La brigade numérique de la gendarmerie, basée à Rennes (Ouest), avait alerté les gendarmes de la section de recherches de Toulouse, chargés de l'enquête, "sur la diffusion de ces images", a expliqué la gendarmerie toulousaine à l'AFP. Dans un tweet diffusé lundi, la police nationale a alors demandé de "ne pas relayer ces vidéos". Les personnes qui ont tourné les images du viol collectif sont passibles de lourdes peines de prison pour complicité et celles qui les ont diffusées de cinq ans d'emprisonnement, selon le code pénal.

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