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Venezuela: deux militaires incarcérés après la mort d'un soldat en détention

Venezuela: deux militaires incarcérés après la mort d'un soldat en détention
Le procureur général du Venezuela Tarek William Saab le 20 juin 2019 à CaracasYuri CORTEZ

Deux membres d'un corps militarisé du Venezuela ont été interpellés puis incarcérés lundi pour leur "responsabilité présumée" dans la mort d'un militaire en détention dont l'opposition affirme qu'il a été "torturé", a annoncé le Procureur général.

Les accusés, en fonction à la Direction générale du contre-espionnage militaire, ont été présentés à un tribunal civil de Caracas et incarcérés, a indiqué sur Twitter Tarek William Saab, un proche du président Nicolas Maduro.

Les deux hommes, dont le corps d'origine est la Garde nationale bolivarienne, sont âgés de 22 et 23 ans. Ils ont été incarcérés au siège du contre-espionnage, selon M. Saab.

Ils sont soupçonnés d'être "responsables" de la mort samedi du capitaine de corvette Rafael Acosta Arevalo que le gouvernement accusait, avec 12 autres personnes, d'être impliqué dans une tentative de coup d'Etat contre Nicolas Maduro.

Ce "putsch" aurait dû avoir lieu les 23 et 24 juin et prévoyait l'assassinat du président et de plusieurs hauts responsables, selon le gouvernement vénézuélien qui se réclame de l'héritage du défunt président Hugo Chavez (1999-2013).

Le Procureur général n'a pas évoqué les accusations de "torture" sur le capitaine Acosta pendant sa détention, des accusations soulevées, entre autres, par le chef de file de l'opposition Juan Guaido mais aussi le département d'Etat américain.

Lundi, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet s'est dit "choquée" par la mort du militaire et "par le fait que son traitement en détention pourrait avoir été la cause de sa mort".

L'ancienne présidente du Chili, qui a subi des tortures sous la dictature d'Augusto Pinochet, était en visite à Caracas le mois dernier. Elle y a appelé à la "libération" des opposants incarcérés qui sont environ 800, selon l'ONG vénézuélienne Foro Penal.

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