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Whirlpool: un sèche-linge proposé comme prime aux salariés, colère des syndicats

Whirlpool: un sèche-linge proposé comme prime aux salariés, colère des syndicats
Whirlpool: un sèche-linge proposé comme prime aux salariés, colère de syndicatsSCOTT OLSON

La direction de Whirlpool a proposé un sèche-linge comme prime pour les deux derniers mois de production à l'usine d'Amiens, avant de se rétracter devant la colère des partenaires sociaux, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.

Le site amiénois doit fermer le 31 mai et sa production doit être délocalisée à Lodz en Pologne. La société WN du Picard Nicolas Decayeux va cependant reprendre une partie des salariés. Elle compte créer dans les trois ans 277 emplois sur ce site qui employait 300 CDI et 250 intérimaires en quasi-temps plein.

"Au cours de réunions de comité d'entreprise pour les Négociations annuelles obligatoires (NAO), les partenaires sociaux avaient demandé à avoir un sèche-linge pour la fermeture. Mais ça a été mal reçu qu'il n'y ait que ça", a expliqué à l'AFP la secrétaire (CFE-CGC) du Comité d'entreprise (CE), Cécile Delpirou.

"Hier, la réunion a abandonné son projet de nous payer par sèche-linge. Je pense qu'ils ont compris que c'était indécent", a jugé de son côté Pascal Lefèbvre, secrétaire adjoint (CFTC) du CE.

"Mais comment peut-on faire une proposition aussi indécente ?!", s'était interrogé sur twitter mercredi Xavier Bertrand (ex-LR), président de la région des Hauts-de-France.

Une prime de 100 euros pour le mois d'avril puis pour le mois de mai a été proposée à la place.

"C'est dérisoire, et malvenu de jouer aussi petit, à deux mois de la fermeture", a grincé Pascal Lefèbvre, rapportant que l'intersyndicale, qui demandait 275 euros bruts, allait refuser. "Surtout que le personnel joue le jeu et que la direction nous dit tous les mois que nous sommes la meilleure usine d'Europe, alors que nous allons perdre notre travail dans deux mois", a-t-il ajouté.

Pour les personnes ayant plus de 25 ans d'ancienneté, un double salaire et une montre d'une valeur de 600 euros ont aussi été annoncés. "Ca ne concerne que 22 personnes. Mes collègues vont me payer mon jubilé?", a critiqué Patrice Sinoquet, délégué CFDT.

La direction était injoignable pour commenter ces négociations vendredi.

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