En ce moment
 

"Beyoncé est-elle féministe?", guide pratique pour "comprendre le féminisme"

Beyoncé Knowles lors d'un concert au festival de musique à Indio en Californie le 14 avril 2018KEVIN WINTER

Comment parler du féminisme aux repas de famille? Que faire si je suis harcelée en ligne? Beyoncé est-elle féministe? L'association Osez le féminisme publie jeudi un ouvrage tout en couleurs pour répondre aux interrogations sur un sujet de société "central" et "politique", mais qui peut parfois virer au "marketing".

Quel est le point commun entre Barack Obama, Caroline de Haas, Simone de Beauvoir, ou Beyoncé? "Toutes et tous se revendiquent féministes. Mais ça veut dire quoi être féministe ? Est-il encore aujourd'hui utile de l'être ?", s'interrogent dans "Beyoncé est-elle féministe?" (Editions First), à paraître le 20 septembre, Margaux Collet et Raphaëlle Rémy-Leleu.

Autour de dix questions portant sur l'égalité femmes-hommes (Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de présidente de la République en France? Où sont les femmes dans les livres d'histoire? Que faire si j'ai été harcelée en ligne?), ces deux militantes de l'association Osez le féminisme décryptent les inégalités dans la société, entremêlant historique des conquêtes passées, biographies de femmes illustres souvent oubliées, dessins humoristiques de l'illustratrice Diglee et conseils pratiques pour s'impliquer aujourd'hui.

"Le point de départ, c'est qu'on nous posait tout le temps la question de comment faire de la pédagogie sur le féminisme et les relations filles-garçons auprès des jeunes", explique à l'AFP Margaux Collet, décrivant ce "manifeste" comme un "outil pédagogique" autant qu'une "invitation à se libérer des clichés".

Pour l'association, créée en 2009, il s'agit aussi de revenir sur une année riche en mobilisations après la vague #Metoo, la prise de conscience du harcèlement de rue ou de la "charge mentale" des femmes, ou encore le débat sur l'écriture inclusive.

Au final, "Beyoncé est un prétexte", poursuit Margaux Collet, estimant que la chanteuse américaine connue notamment pour son titre sur l'émancipation des femmes "Run the world (girls)" "illustre parfaitement qu'il y a mille manières d'être féministe".

"Les stars, comme toutes les femmes, peuvent avoir des contradictions en chantant un jour des chansons hyper sexistes et le lendemain tenir un message fort qui va parler à toutes les jeunes générations qui ont Beyoncé comme héroïne, faisant du féminisme à la fois quelque chose de positif mais aussi un peu à la mode", explique-t-elle. "Notre idée forte, c'est de rappeler que le féminisme n'est pas un mot marketing ou un concept consensuel vidé de son sens politique".

Vos commentaires