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"Des dizaines de milliers d'Haïtiens toujours sans logement"

(Belga) Environ cinq ans après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010 en Haïti, qui avait fait plus de 200.000 morts, l'association Amnesty International dresse jeudi un bilan alarmant de la reconstruction du pays. "Des dizaines de milliers de personnes n'ont toujours pas retrouvé de logement, et beaucoup de ceux qui ont tout perdu dans cette catastrophe se sentent abandonnés face aux échecs des politiques gouvernementales, aux expulsions forcées et aux solutions à trop court terme", indique l'organisation.

Dans un nouveau rapport, Amnesty International évoque plusieurs cas d'expulsions massives et parfois violentes de familles forcées de quitter en vitesse leurs abris dans des camps provisoires ou des quartiers informels sortis de terre après la catastrophe. "Dans certains cas, la police a utilisé des grenades lacrymogènes et a tiré en l'air à balles réelles lors des expulsions. Dans d'autres cas, des groupes armés de machettes et de bâtons ont fait irruption dans les camps pour les démanteler, attaquant les gens et mettant, semble-t-il, le feu aux habitations", rapporte Amnesty. Selon l'organisation, le gouvernement ne se soucie pas de poursuivre les auteurs de ces actes, utilisés comme "moyen de libérer des terres pour des projets de reconstruction ou d'infrastructure". Amnesty International indique par ailleurs que de nombreux programmes internationaux d'aide mis en place après la catastrophe investissent dans des solutions de logement non durables. Selon le rapport, moins de 20% des solutions de logement proposées peuvent être considérées comme durables ou à long terme. Selon les chiffres repris par Amnesty, 123 camps de personnes déplacées sont encore ouverts en Haïti, accueillant 85.432 personnes avec une moyenne d'un sanitaire pour 82 personnes. Plus de 22.000 foyers n'ont pas de logement satisfaisant. (Belga)

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