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"Ils n’ont fait que leur travail, avec ténacité et humilité": l'attente interminable pour des victimes des attentats du 11 septembre

Presque 18 ans après les attentats du 11 septembre à New York, les élus américains n’ont toujours pas résolu définitivement la prise en charge des victimes. Au moins 19.000 demandes d’indemnisation n’ont pas encore été traitées et les montants ont été revus à la baisse. Des victimes dénoncent aujourd’hui le manque d’intérêt du Congrès.

"Vous ignorez les victimes ! Votre indifférence coûte à ces hommes et ces femmes ce qu’ils ont de plus cher : du temps", s'exclame Jon Stewart, ancien présentateur de télévision et porte-parole des victimes. Face à lui, les bancs de la commission sont à moitié vides.

Jon Stewart porte la voix des victimes collatérales telles que des pompiers, des policiers mais aussi des familles. Sur les 95.000 personnes intervenues le 11 septembre 2001, au moins 12.000 souffrent d’un cancer.

"Je ne vaux pas moins que n’importe lequel de ceux qui sont déjà morts (...) L’indemnisation n’est pas un ticket pour le paradis. C’est une aide fournie à notre famille quand nous ne pouvons plus le faire", déclare Luis  Alvarez, ancien détective de la police de New York.


"Ils n’ont fait que leur travail, avec courage, ténacité, humilité"

Aujourd’hui, 21.000 personnes sont d’ores et déjà indemnisées mais 19.000 autres demandes attendent d’être traitées. "Ils n’ont fait que leur travail, avec courage, ténacité, humilité. 18 ans plus tard, faites-le vôtre !", défend Jon Stewart. 

L’extension des fonds ne tient qu’à un texte : un projet de loi qui attend d’être adopté depuis plus de 3 mois.

"Mon Dieu, je n’ai pas regardé à cela récemment. Il va falloir. Nous avons toujours traité cela avec compassion et je suppose que nous allons le faire à nouveau", réplique Mitch Mcconnell, Chef de la Majorité républicaine au Sénat américain.

Mercredi, le projet de loi est enfin validé par la Commission. Il s'agit d'une étape cruciale avant un vote en séance plénière. Il prévoit une extension des fonds jusqu’en 2090, mais vite, car le temps presse. Rien que ces deux dernières années, près de 200 policiers new-yorkais sont décédés, emportés par la maladie.

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