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"Le gouvernement nous tue": Salomon et ses proches violemment attaqués par des soldats de l'armée vénézuélienne

La situation est de plus en plus tendue au Venezuela. Le régime de Nicolas Maduro, qui s'oppose toujours à l'entrée de l'aide humanitaire dans son pays, a ordonné la fermeture de sa frontière avec la Colombie. Le bras de fer avec l'opposition s'est encore durci et vient de faire ses premiers morts.

Les premiers morts sont des Indiens de la forêt amazonienne. Ils tentaient d'empêcher l'armée vénézuélienne de bloquer la route qui mène au Brésil, seule voie d'accès de l'aide humanitaire dans cette région. L'armée a tué 2 personnes et en a blessé 15. "Ça a été une attaque brutale. Ils nous tuent avec des des armes à feu. Le gouvernement nous tue", Salomon Perez, frère de deux victimes.

Quatre soldats et un véhicule de type jeep qui faisait partie d'un convoi militaire ont été brièvement retenus par des chefs de la communauté, selon un rapport de police auquel l'AFP a eu accès. En dépit d'un ordre judiciaire qui lui interdit de quitter le Venezuela, l'opposant Juan Guaido a réussi à franchir la frontière colombienne. Objectif: faire entrer, dès aujourd'hui, l'aide humanitaire stockée en Colombie et dans les pays voisins du Venezuela. "La question est: que faire quand l'espace aérien, l'espace maritime et que toutes les routes sont fermées, et que le régime bloque tous les convois à la frontière et ouvre le feu", indique Juan Guaido, opposant et président du parlement du Venezuela.


Le soutien du milliardaire britannique Richard Branson

Une cinquantaine de pays ont reconnu Juan Guaido comme président par intérim. Ce dernier a également reçu le soutien du milliardaire britannique Richard Branson qui a organisé un méga concert destiné à recueillir des fonds pour les victimes du régime Maduro. "C'est encourageant de voir qu'il y a tant de monde uni pour faire tomber ce gouvernement", s'exclame une participante. 

Le régime a répliqué et a organisé son contre concert pour défendre le président contesté. La journée d'aujourd'hui pourrait être cruciale. Malgré les appels au calme lancé par les Nations-Unies, le bras de fer est de plus en plus dangereux. 

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